Brigitte Poitras : Embellir le quotidien une maison à la fois!

Vous connaissez Brigitte Poitras, bien sûr, elle est une des collaboratrices de notre magazine, mais elle est aussi cette femme talentueuse qui a transformé le décor de plusieurs Québécois en un tournemain pour les aider à vendre leur maison. On l’a vue durant de nombreuses années sur les ondes de Canal Vie. Elle est maintenant une entrepreneure reconnue et tient bien les commandes de son entreprise Idéco.

Un parcours éclectique

Bien qu’elle se dise aujourd’hui à la bonne place, son parcours ne la destinait pas à une telle carrière. « J’ai toujours voulu faire du design, mais je suis passée par autre chose avant. J’ai entre autres été attachée politique au cabinet de Brian Mulroney. J’ai beaucoup bifurqué dans ma jeune vingtaine, des études en arts, une année sabbatique, etc. Au départ, je voulais faire comme mon père et étudier dans les arts graphiques. Mon grand-père avait fondé une entreprise de graphisme à Québec et toute la famille a travaillé là, dont mon père qui était l’artiste de la famille. Moi, j’avais beaucoup d’admiration pour lui et je voulais aussi faire cela. Je n’avais pas pu intégrer ce programme, alors mon rêve s’est un peu anéanti. J’ai alors décidé d’aller étudier en marketing/administration. »

La maison de l’avenir…

Elle avait deux jeunes enfants lorsqu’elle et son conjoint ont décidé de se faire construire une maison. C’est elle qui a pris le projet en charge et, dès lors, elle venait de trouver sa voie. « Je savais que c’était ce que je voulais faire de ma vie, c’était en 1997. Ce fut le déclencheur et je n’ai jamais arrêté depuis. »

Brigitte Poitras a un talent naturel, elle n’a pas de formation comme telle, mais elle a suivi plusieurs cours et rencontré plusieurs professionnels du milieu pour se perfectionner. « J’avais deux jeunes enfants et je n’avais pas les moyens d’aller aux études à temps plein. J’ai réussi à aller chercher les compétences dont j’avais besoin et j’avais les aptitudes pour faire du dessin. À l’époque, je faisais beaucoup de plans d’aménagement et des dessins d’ambiance jusqu’à ce qu’on ait accès à de beaux logiciels et je n’ai jamais cessé d’en faire. »

Comme bien des femmes de sa génération, Brigitte a jonglé avec le travail, la famille et toutes les autres obligations. Comme elle le dit elle-même, « je goalais, j’ai pris de petits congés de maternité, j’avais du pain sur la planche, je devais bien planifier la vie familiale. Mais j’étais dedans et je ne m’en rendais pas trop compte. Aujourd’hui je vois ma fille courir et je me demande comment j’ai fait, enfin, je ne serais plus capable d’en faire autant, ça, c’est certain. »

La télé… un heureux hasard

« Au début de ma carrière de designer, je devais diversifier mes intérêts pour gagner ma vie. Je me suis donc intéressée au milieu de l’immobilier, j’aurais souhaité faire des “flips” de maison, mais je n’en avais pas les moyens. Alors, je me suis dit que je pourrais peut-être aider des gens à le faire. » Elle a vu ce qui faisait aux États-Unis en home staging et elle est allée faire la formation là-bas.

C’est là qu’elle s’est associée à France Arcand qui était courtier immobilier et qui ne voulait plus en faire. Elles ont commencé par faire des conférences sur le « home staging », pour ensuite ouvrir leur propre école et faire des formations. Il y a eu un grand intérêt et c’est lorsqu’elles ont fait le cahierMon toit de La Presse qu’un producteur télé les a approchées pour faire une émission de home staging.

L’aventure dura 12 ans. Elle n’avait jamais imaginé faire de la télé, mais l’expérience fut enrichissante, valorisante et parfois… exténuante!

Ce fut une expérience extraordinaire, mais, lorsque j’ai recommencé à en faire à mon compte, les gens croyaient que je faisais seulement de la déco à bas prix… Son expertise est pourtant beaucoup plus grande!

Elle a depuis repris les rênes de son entreprise et ça fonctionne très bien. Elle a dû se réajuster un peu; elle n’avait plus l’habitude de travailler directement avec le client parce que dans l’émission, elle avait carte blanche. Le client ne s’impliquait pas. Mais dans sa pratique, « il y a une grande part de psychologie, dit-elle, il faut tenir compte des goûts de chacun, des insécurités et tout, c’est parfois exigeant. Il faut se faire caméléon et bien comprendre à quoi ils aspirent. Il faut savoir que ce métier comprend 20 % de créativité et le reste de la psychologie de l’organisation, de la gestion. »

Une jeune grand-maman

Brigitte a eu ses enfants très jeune, elle a aujourd’hui un fils de trente ans et une fille de 28 ans. Elle est même grand-mère de trois petits garçons, 6 ans, 4 ans et quelques semaines. « J’adore ce rôle, mais je fus grand-mère très jeune, dans la quarantaine, je suis encore très active professionnellement. J’ai vécu la même chose avec ma mère lorsque j’ai eu mes enfants. Elle travaillait encore et elle était très occupée. » Brigitte avait imaginé son rôle de grand-mère de façon plus active, mais la réalité c’est qu’elle n’a pas beaucoup de temps à consacrer, elle est très occupée. Je peux dépanner, c’est certain, mais mon implication est limitée.

Et l’image à la télé?

Elle assumait bien son image à la télé, mais n’est pas choquée de ne pas avoir à toujours se soucier de son apparence. « Il faut toujours gérer cela et ça peut devenir lourd, dit-elle. Je suis coquette dans la vie, mais je suis contente que mon travail ne dépende pas de cela. »

Elle ne s’en cache pas, elle fait du botox deux fois par année, c’est très doux, question d’avoir bonne mine. Lorsqu’elle se permet de faire ça, elle est toujours un peu stressée. « Heureusement, dit-elle, j’ai eu la chance de faire affaire avec les bonnes personnes. »

« Je ne suis pas contre ça au contraire, je sais que c’est un sujet tabou, mais je crois qu’il faut y aller avec modération, je ne veux pas faire disparaître mes rides, mais ces petits soins-là nous permettent de ne pas avoir l’air trop fatiguées. Mais pas question de devenir esclave de cela. »

Brigitte est une grande sportive, course à pied, exercices et beaucoup de joutes de golf, elle adore. Elle aime le plein air, une fille d’été, l’hiver elle est plus morose, mais elle essaie de pratiquer des sports d’hiver.

Femme active, confinée… ?

Impossible de ne pas poser la question : comment avez-vous vécu le confinement? Elle me lance tout de suite, « très bien, on dirait que ça m’a enlevé de la pression sur les épaules. J’ai été stressée un peu au début et j’ai vu tout ce que j’avais à faire dans mes papiers, j’ai fait des “zoom” et j’ai relancé des clients pour planifier leurs travaux, j’ai monté des planches déco, j’ai fait des contrats de refacingd’armoires et tout a pu démarrer dès que le confinement a pris fin. »

Ce fut moins anxiogène du côté financier, donc elle dit avoir bien dormi. Les enfants de son conjoint sont revenus à la maison durant cette période donc c’était vivant et joyeux.

Une cinquantaine bien assumée

Elle assume pleinement sa cinquantaine. Lorsqu’elle a fêté ses cinquante ans, elle était très en paix avec son âge et même contente. Aujourd’hui, à 54 ans, elle s’enorgueillit qu’on lui dise qu’elle ne les fait pas, mais n’est pas du tout obsédée par cela. Je suis à la bonne place. Bien sûr, s’en suivra la soixantaine et ça c’est plus angoissant pour elle, ce n’est pas tant l’âge, mais ce qui vient avec. « Souvent, les problèmes de santé surgissent, mais ça ne sert à rien d’anticiper cela maintenant, dit-elle. »

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