Confinement – Tu m’as eue!

Je suis une éternelle positive. Je vois du bon, du beau dans tout ce qui existe… ou presque! Mais, cette situation exceptionnelle, je dois dire, pour ne pas l’avouer, que je la trouve pas mal rough. Elle vient littéralement embuer mes lunettes teintées de rose…

Quand la réalité (nouvelle!) frappe.

Au début, ça allait. Je dirais même plutôt bien. Comme je disais, je suis quelqu’un d’assez positive dans la vie, je voyais donc le beau côté des choses. Plus de temps avec mon fils, mon amoureux, plus de temps pour moi, mes passions, pour ralentir…

Puis, mon rêve (ou cette nouvelle réalité) m’a dépassée. Comme ça, d’un coup sec! Du jour au lendemain, je me suis mise à trouver ça difficile. Ne pas sortir, ne pas voir mes amis, ma famille, ne pas m’épanouir au travail, ne plus avoir de but précis… C’est tough au bout du compte.

Dur de trouver ça dur!

Au début, je ne comprenais pas ce qui m’arrivait. Voyons que je n’étais pas capable d’être heureuse entre mes 4 murs, en famille. Puis, j’ai réalisé que je détestais attendre. Surtout attendre après quelque chose qu’on ne contrôle pas. Ça rend fou et c’est angoissant. J’ai aussi réalisé que j’étais une fille d’action, de défi (peut-être un peu trop?). Et là, cette maudite COVID-19 s’est mise à travers de mon chemin. Celui que j’ai pris soin de tracer (avec la formidable Kathia Gailer) depuis les trois dernières années en fondant mon entreprise, mon deuxième bébé. C’est dur à accepter… et c’est aussi un peu, pas mal angoissant. Tsé quand t’es passionnée!

Encore faut-il ne pas se mentir!

Mais, vous savez quoi? Le plus difficile a été d’accepter que j’avais le droit de trouver ça dur. Et j’ai pleuré pour ça. Je m’en suis voulu. J’ai (tellement!) culpabilisé. Surtout parce qu’il y a pire que moi. Bien pire. Il y a des gens qui ont contracté le virus, d’autres en sont morts et d’autres sont au front pour sauver des vies, loin de leur famille. Ouf! Et moi, je ne suis pas capable d’attendre que ça passe en souriant…?

Pourquoi je ne peux pas juste être heureuse chez moi (comme toutes ces filles qui font des stories à l’eau de rose)? Pourquoi est-ce si dur d’en profiter pleinement? Pourquoi « moi » je trouverais ça plus dur qu’une autre ? Tant de questionnement, pour un infime moment d’une vie…

En parler, pour se consoler…

Puis, je me suis mise à en parler avec des amies. Des amies qui, elles aussi (à ma grande surprise) trouvent ça difficile. Et j’ai réalisé que je n’étais pas seule là-dedans. Et que montrer sa vulnérabilité, ça fait du bien. À soi bien entendu, mais aussi aux autres. Surtout, s’ils vivent et ressentent la même chose que soi. Parfois, par peur d’un jugement ou d’un commentaire désobligeant, on préfère ne rien dire et c’est ce qui m’attriste.

Et si c’était toi?

Au bout du compte, j’ai voulu écrire ces quelques lignes pour vous dire que vous avez le droit, vous aussi, de trouver ça dur. Comme moi. Ça ne fait pas de vous une personne moins forte, moins bonne, moins toute. Ça veut juste dire que le coronavirus vous sape le moral! Pour d’autres, ce sera autre chose. On est tous des humains à part entière et on vit et voit tous les choses différemment. Mais une chose est sûre, ça va bien aller. Et vous aussi. Et moi aussi.

Sur ce, cocktailll!

3 commentaires
  1. Eh oui, cocktail! Effectivement quand on est une personne active, avec un bon réseau, famille, amis, activités, s’arrêter du jour au lendemain, c’est très très difficile! Moi aussi je trouve cet arrêt obligatoire très difficile surtout que j’ai subi une opération le 28 janvier dernier assez importante pour un pied. J’ai été en chaise roulante jusqu’à la mini-mars et que je marche naturellement depuis 3 semaines environ. Là, je vais très bien, je pourrais reprendre mes activités et mes sorties et bang! je suis confinée, je ne peux aller à l’extérieur! Difficile mais je ne lâche pas prise, jamais, je suis résiliante et il le faut. Bon courage et bon printemps!

  2. Hey là là toiiii à matin tu me rends encore émotive!
    C’est vrai qu’on se sent égoïste en pensant et en se sentant comme ça mais t’sais, on contrôle pas ça! Ya des bonnes journées 💪 pis y’en a aussi des moins bonnes, faut les accepter! ❤️ Love you, tu me manques ma belle amie!!!

  3. Qu’est ce que la covid-19 réveille en moi

    En 1972 j’ai fait le choix de me marier par amour et d’avoir des enfants pour combler et embellir ma vie. En 1981 la vie en a décidé autrement en venant chercher mon amour ,le père chéri de mes 3 enfants. Par chance j’avais mes 3 trésors pour combler ma vie. En 1985 La vie m’a fait un cadeau et à mis sur mon chemin une âme sœur qui est aussi devenu le protecteur de mes enfants. Les années ont passé et en 2002 la vie est revenue réclamer son cadeau. Mes enfants rendus grands m’ont prise sous leurs ailes et m’ont rassurée pour le reste de ma vie. J’ai la chance d’avoir des belles-filles qui m’ont offert de beaux petits enfants et la vie m’a permis de rencontrer un bon compagnon de vie qui lui aussi a des enfants et des petits enfants qui font sa joie de vivre. Voilà qu’en 2020 c’est cette Covid19 qui nous prive de la présence et de l’affection de nos enfants et nos petits enfants. Je demande à l’Univers de nous préserver de ce virus si contagieux soit il et de nous accorder la faveur de revoir tous nos enfants et petits enfants. Je prie pour toutes les familles que la covid-19 a séparées à jamais.

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