Observez les Harfangs des neiges!

Vous les connaissez par les images que vous voyez un peu partout, entre autres sur une bouteille de vin, mais vous vous demandez probablement s’il ne vit que dans le nord cet oiseau. Est-ce qu’il est possible de l’observer près d’où vous habitez?

J’ai de bonnes nouvelles pour vous, chères Radieuses, beaucoup de gens ont déjà eu la chance de croiser un Harfang des neiges dans votre région! Voici comment faire pour que vous puissiez vous aussi avoir la chance de l’observer.

Habitudes du Harfang des neiges

Le Harfang des neiges est l’emblème du Québec. Il niche dans le Grand Nord l’été, oui, mais en hiver, on le trouve dans le sud du Québec!

Le harfang ne fait pas une véritable migration vers le sud, mais beaucoup d’oiseaux se déplacent un peu plus au sud que l’été pour la période hivernale, soit à nos latitudes! Décembre à février sont les meilleurs mois pour l’observer, bien que les individus les plus hâtifs arrivent en novembre et les plus tardifs partent en avril. Cette année, de rares harfangs sont demeurés dans le sud tout l’été, mais il ne faut généralement pas compter là-dessus!

Le déplacement hivernal vers le sud n’a pas lieu tous les ans et la quantité de harfangs qui viennent chez nous dépend de l’abondance de nourriture et du succès de reproduction dans le nord. On a donc des hivers où on a beaucoup de harfangs et d’autres où il est plus difficile à trouver.

Où le trouver?

Pour le trouver, vous devez vous rendre dans un habitat ouvert, là où il chasse les petits mammifères (souris, campagnols). Un habitat ouvert, c’est le plus souvent un champ agricole ou les alentours des aéroports. Il affectionne aussi le bord du fleuve pour se nourrir de canards, mais on le voit plus souvent dans les champs.

Par temps calme, il se perchera en haut d’un arbre isolé ou sur un poteau (lampadaire, poteau électrique, poteau de clôture). Il est donc facile à trouver lorsqu’on y paie attention. S’il fait plus venteux, il préfère être moins exposé, en restant au sol, directement sur la neige, ou sur un petit monticule de neige ou un rocher. Dans ces circonstances, il est plus difficile à trouver.

Pour le trouver, on va dans un endroit propice pour l’observer, comme à l’aéroport de Saint-Hubert ou de Mirabel ou les champs de Saint-Barthélémie par exemple, des endroits populaires pour leur observation. Chez moi, à L’Isle-Verte, au Bas-Saint-Laurent, c’est sur le bord de l’eau et dans les battures et champs à proximité qu’on le trouve le plus souvent.

Une fois notre véhicule arrêté à un endroit sécuritaire, on sort et on balaye le paysage de nos jumelles pour dénicher une forme blanche inhabituelle. Si la forme est loin, il faut normalement l’observer au télescope pour confirmer s’il s’agit bien d’un harfang des neiges.

Si c’est bien un Harfang des neiges, vous distinguerez les traits de sa figure, surtout ses yeux qui paraissent noirs de loin (le harfang a en fait l’iris jaune). Vous le verrez tourner la tête régulièrement et peut-être aurez-vous la chance de le voir s’envoler à la poursuite d’une proie!

Ouvrez l’œil en roulant!

Le Harfang des neiges est aussi souvent observé sur les lampadaires ou les panneaux de signalisation en bordure d’autoroute. Donc, si vous faites de grandes distances, ouvrez l’œil, il y a de bonnes chances que vous en croisiez au moins un. Il faut simplement être ouvert à cette possibilité pour pouvoir les détecter et enfin avoir la possibilité d’en observer!

En plus, si vous ouvrez l’œil, vous risquez de trouver d’autres gros oiseaux de proie, comme la Buse à queue rousse ou la Buse pattue, de belles bêtes à découvrir!

Bien sûr, ces oiseaux chassant près de la route, il faut aussi toujours regarder bien large pour voir venir un oiseau de proie qui pourrait traverser la route à notre hauteur et l’éviter. Nos routes traversent leur habitat, c’est à nous de faire attention lorsque nous les empruntons.

Faire attention au précieux harfang

Il faut toujours garder en tête que le harfang est un oiseau sauvage et qu’il a besoin de toute son énergie pour s’alimenter et survivre à l’hiver. Donc, si vous êtes proche d’un oiseau, par exemple, s’il est sur un poteau juste au-dessus de vous, il est conseillé de rester dans votre véhicule, car il n’en a normalement pas peur. Par contre, si vous sortiez, il dépenserait de l’énergie précieuse à vous fuir.

De plus, si vous trouvez un harfang blessé, il est important d’en avertir le ministère provincial afin qu’il puisse venir le récupérer pour l’apporter à un centre de réhabilitation. Si vous trouvez un harfang mort, il faut aussi le déclarer au ministère. Cela s’applique pour tous les oiseaux de proie, car beaucoup d’efforts sont déployés pour les conserver.

Je vous souhaite de faire d’agréables observations de harfangs cet hiver. 🙂

Quoi faire et numéros à composer pour les oiseaux blessés : https://gooiseaux.ca/oiseau-blesse/

Aussi à observer en hiver, plectrophanes et alouettes : https://gooiseaux.ca/mission-janvier-2017/

Recensement des oiseaux de Noël : https://gooiseaux.ca/mission-decembre-2017/

Vidéo – Observer les oiseaux hivernaux : https://gooiseaux.ca/mission-novembre-2017/

2 commentaires
  1. Merci Mireille, très belle article

    Gilles

    On s’est connu dans les années 1995 2000 au club de longueuil

    Je suis le petit Francais qui se promenait souvent avec Daniel

    Bonne continuation

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