Doux déconfinement!

Ah! les beaux lilas en fleurs, les hirondelles qui chantent autour de moi et qui s’apprêtent à faire leur nid. Les outardes passent au-dessus de ma tête en un merveilleux cortège, elles se dirigent tout droit vers le nord où elles créeront à nouveau le cycle de la vie.

Tout semble pareil, et pourtant! Pour elles, rien n’a changé ni leurs repères ni leurs habitudes. Tout est figé dans le temps… Ce n’est qu’une autre saison en tout point semblable à celle de l’année dernière et l’autre d’avant.

Mais pour nous, ici-bas, presque tout a changé. Avec le déconfinement vient en quelque sorte un nouveau départ. Doucement, nos vieilles habitudes reprennent leurs droits, mais d’une tout autre façon.

Nous voilà masqués! Avouez que nous ne pensions jamais vivre ce phénomène un jour et nous y voilà… Maintenant j’ai encore plus l’urgence d’être heureuse, l’urgence de profiter de chacune des personnes que j’aime. Je n’attends pas le bonheur, je le prends! Souvent, il est à portée de main, suffit d’être à l’affût. J’ai aussi compris que chaque geste que je pose peut améliorer ma propre condition de vie ou bien sauver la vie de ceux qui m’entourent, comme porter le masque lors de mes sorties.

Ce printemps, tout le monde s’est mis sur pause. Ça m’a donné le temps de réfléchir, de reprendre conscience de l’importance de ceux que j’aime, de la fragilité de la vie, du risque de les perdre. J’ai eu peur pour eux et leur absence a fait grandir leur place dans mon cœur. Vous sentez-vous comme ça aussi?

En résumé, cette pandémie m’a ouvert les yeux sur la beauté de ce qui m’entoure et m’a permis de voir que tout est fragile et éphémère. J’ai réalisé que je suis privilégiée et que la vie continue d’être bonne pour moi. Personne de ma famille ou de mes amis n’a été affecté par le virus. Je vais avoir la chance très bientôt de revoir tout mon monde, mes enfants, mes petits-enfants. Je vais enfin pouvoir leur dire tout l’amour que j’ai pour eux et combien ils m’ont manquée.

Même si ce virus est encore bien présent, j’en sors avec la certitude que le monde sera meilleur demain et comme me dit mon petit-fils Edmond lors de ses appels téléphoniques : « Je t’aime Mamy, et quand le monde ne sera plus malade, tu viendras me voir et on mangera un cornet de crème glacée arc-en-ciel! »

Le bonheur est simplement là!!!

Bon déconfinement les Radieuses. Unies (mais à 2 mètres de distance!), nous vaincrons.

Lizette

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