Ma mère et moi

Ma mère est une femme aimante. Généreuse, bonne vivante et accueillante, elle a toujours aimé que la maison soit pleine de bruits et de rires. Enfants, on pouvait toujours inviter 1-2, même 3 amis à venir jouer. Elle était toujours partante pour organiser des évènements, pour inventer du beau et nous créer des souvenirs.

Elle aimait aussi rassembler des gens à sa table. D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours aimé passer du temps en compagnie des adultes. Les autres enfants jouaient et moi, je préférais écouter leurs conversations, les regarder jouer au scrabble, tenter de comprendre ce que c’était, d’être « grand ».

Mais ce que j’aimais encore plus, c’était le rituel de ma mère avant que les invités arrivent. La regarder se préparer, c’était clairement ma partie préférée.

Ma mère est une femme droite, élégante et fière. Je la regardais avec mes yeux d’enfant choisir sa robe, ses souliers, se faire une manucure, se maquiller avec soin. Je n’avais qu’une envie : être comme elle.

Plus tard, je me suis aperçue que ma mère était non seulement ultra féminine, mais aussi extrêmement généreuse. Rien n’était trop beau pour les autres, elle voulait que chacun ait sa part du gâteau : il FALLAIT donner au suivant. Elle faisait donc du bénévolat, s’impliquait, donnait de son temps, de son argent, de son talent.

Je l’ai vu se démener pour les autres et pour nous.

Je l’ai vu prendre soin de ses parents, veiller sur eux, s’assurer qu’ils ne manquaient de rien.

Puis, je l’ai vu perdre sa mère et accompagner son père pendant des années.

Je l’ai vu se séparer, se bâtir une vie à elle. Reprendre confiance. Se reconstruire. Se trouver un nouveau travail, gravir les échelons.

Je l’ai vu surmonter les épreuves avec courage et résilience.

Je l’ai vu trouvé l’amour, réapprendre la vie à deux, faire des projets, voyager, apprendre à se gâter.

Puis je l’ai vu devenir une grand-maman.

Ma mère a toujours été jeune de coeur mais, maintenant, ses yeux brillent encore plus, son rire est plus fort, plus clair, son émerveillement encore plus présent.

Je profite donc de  cette tribune pour souhaiter bonne fête des mères à une femme au coeur grand comme le monde, à une mère présente, à une grand-mère qui ne cesse de m’épater.

Ian et moi avons eu la chance d’avoir une mère cool, Edmond, lui, aura droit à la version «Mamyli», encore plus merveilleuse!

Ta fille qui t’aime cou’

Kathia xx

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