Nathalie Blouin: Femme d’affaires, femme de cœur!

C’est par un beau matin ensoleillé, sur une terrasse sur le bord du fleuve, que j’ai donné rendez-vous à Nathalie Blouin, vice-présidente ventes et marketing du Groupe Riôtel, le plus gros réseau hôtelier de la Gaspésie.

C’est elle qui m’a inspiré à devenir celle que je suis et celle que je désire être… en affaires !

Pourquoi ? Simplement parce qu’elle est une gestionnaire accomplie, passionnée, épanouie, au cœur grand comme le monde. Elle a été une patronne en or pour la jeune adulte que j’étais et a su démontrer que de gérer des centaines d’employés dans la bonne humeur, ça se pouvait !

De plus, je crois que plusieurs Radieuses se reconnaitront en elle. Puisqu’elle vit sa vie comme elle l’entend et qu’elle assume ses choix à 100 pourcent. Je vous présente donc une belle Radieuse du Bas-Saint-Laurent: Nathalie Blouin.

Gaspésienne d’adoption

«J’ai toujours aimé sortir des sentiers battus. Je suis née à Lévis et contrairement à plusieurs, j’ai choisi de m’établir en région il y a 20 ans. La Gaspésie ma choisi et j’ai choisi la Gaspésie. Je ne regrette aucunement mon choix. Je vois des phoques sur mon chemin vers le travail chaque matin. Qu’est-ce qui pourrait être mieux ? » me dit-elle les yeux pétillants.

«J’y suis déménagée à 27 ans. Après avoir fait la rencontre inusitée de François Rioux, le président du Groupe Riôtel, dans un salon à Paris. J’étais présente à ce salon, en tant qu’agente touristique pour Tourisme Chaudière-Appalaches. On m’a alors présenté François et la conversation coulait à merveille entre nous deux. Après 10 minutes, il me lance : «Dis-moi Nathalie, t’aimerais pas ça venir travailler en Gaspésie ? J’ai un poste de directrice ventes et marketing, il me semble que je t’y verrais». Wow, je n’en revenais pas ! Il m’offrait la possibilité d’être cadre à 27 ans ! Après un tour de la Gaspésie avec lui, une maison vendue et une séparation, j’ai fait le saut et déménagée à Matane… Et je ne suis jamais repartie de la région!

Cette rencontre m’a amené très jeune à avoir de grandes responsabilités. C’est à partir de là que ma carrière a réellement pris son envol. Je suis devenue une jeune cadre dans une belle entreprise et mon employeur faisait preuve d’une grande confiance envers moi et en mes moyens. On peut dire que je suis la preuve que les possibilités sont énormes en région pour les jeunes!»

La carrière en premier

«On peut dire que je suis une carriériste, une vraie ! Je l’ai toujours été, j’ai toujours su ce que je voulais. Très jeune, je me voyais avoir des employés à ma charge, être à la tête d’une entreprise, à la prise de décision… Et j’ai réussi ! Je peux dire fièrement que je suis exactement là où je désirais être. Mais, je ne peux pas le nier, j’ai travaillé fort pour être là où je suis, j’en ai passé des samedis soir à l’hôtel à faire des sacrifices. On m’a déjà dit pour me taquiner que je suis comme un perce-oreille parce que je ne suis pas tuable ! Haha ! Je suis une femme très travaillante, je l’admets. Mais, j’adore mon métier et l’entreprise pour laquelle je travaille. D’ailleurs, j’ai toujours géré l’entreprise comme si c’était la mienne et si elle l’avait été, je n’aurais aucunement fait les choses différemment. »

Une carriériste accomplie

« J’ai particulièrement ressentie un sentiment d’accomplissement et de fierté dernièrement, en 2017. Durant les cinq dernières années, nous avons travaillé énormément fort. L’hôtel de Matane au grand complet a été rénové, à l’intérieur comme à l’extérieur. Nous avons revu les salles de réunion, ouvert un nouveau restaurant, un spa, revisité le hall d’entrée, les chambres… bref c’était tout un projet : un réel défi !

À travers le chantier de construction, il a fallu continuer de gérer l’hôtel (demeuré ouvert durant les travaux), revoir et réadapter notre structure de gestion, assurer l’ouverture du nouveau restaurant (qui a d’ailleurs été un méga succès !) en plus d’inaugurer le nouveau spa ! On l’a fait et j’y étais !

Je suis extrêmement fière d’avoir été impliquée dans ce projet de développement majeur, d’avoir été consultée dans toutes les prises de décisions. Dans chaque étape du processus, mes patrons m’impliquaient, et ce que ce soit concernant les choix de couleurs, de l’immobilier, des luminaires, de l’ergonomie… Vraiment, je suis fière d’avoir mis mon grain sel dans ce beau projet là ! »

Trouver l’amour avec un grand A… à 45 ans !

«J’ai eu deux relations stables avant mon conjoint actuel, mais entre tout ça, il y a eu une longue pause de dix ans. J’imagine que ma situation en était peut-être pour quelque chose. Le fait que je travaillais beaucoup pouvait ralentir certains hommes. Malheureusement, encore aujourd’hui, je trouve que ce n’est pas tous les hommes qui ont cette ouverture d’esprit. Mais pour moi, ce n’est pas un compromis. C’est très important que mon amoureux accepte que je sois carriériste. Pour être en couple ça doit être un plus, pas un moins !

Et les enfants ?

«Je n’ai pas eu d’enfant et je vis très bien avec cela. Dans mon cas, l’occasion ne s’est tout simplement jamais présentée et contrairement à bien des femmes, mon horloge biologique n’a jamais sonnée. Ma vie est juste différente. Je m’occupe de mes filleules que j’adore. J’en ri avec ma sœur, qui n’a pas d’enfant non plus. On se dit que nos nièces seront héritières de deux vieilles matantes, haha ! Les chanceuses ! Je pense qu’il faut accepter la vie qu’on mène et regarder ce que l’on a, pas ce qui nous manque ! » 

Quand vieillir est synonyme de liberté

«J’ai donné beaucoup et je donne encore beaucoup pour mon travail mais depuis 1 an, je tends à l’équilibre. Mon corps n’a plus la capacité de travailler 10-12 heures par jour, je préfère un 8 heures super efficace !

J’ai donc diminué le rythme de travail. Par choix, j’ai mis de côté mes fonctions de vice-présidente et de directrice générale du Groupe Riôtel pour choisir celui de vice-présidente ventes et marketing. Mes forces et ma passion étant liées aux ventes et marketing, j’ai décidé de faire un retour complet dans cette fonction qui me procure une grande satisfaction et un équilibre. Ce que j’ai appris au fil des ans, c’est que c’est difficile d’aller contre nature. On performe encore lorsque l’on utilise ses plus grandes forces et talents.

Avec le temps, j’ai appris à mettre mes limites et à aussi me choisir ! J’ai enfin décidé d’avoir un équilibre entre ma vie professionnelle et personnelle.

Avant de rencontrer mon conjoint, je ne pensais pas à ma retraite. Ce n’était pas dans les plans ou du moins, pas pour le moment. Maintenant que je suis épanouie, j’envisage de la prendre à 60 ans ! À ma retraite, je me vois voyager, partir en road trip dans un VR, m’impliquer pour des causes au niveau social, auprès des jeunes ou des personnes âgées… Bref, je sens que j’ai la vie devant moi et je compte bien faire tout ce dont j’ai envie !»

Pour en savoir plus sur ce petit coin de paradis qu’est le Riôtel Matane, visitez le site Web juste ICI !

3 commentaires
  1. Félicitations pour ce nouvel éditorial. Bravo pour le beau reportage sur ma cousine Nathalie, elle mérite vraiment tout ce pour quoi elle a tant travaillée . Bonne chance.

  2. Félicitations Nathalie. Tu es une belle personne agréable et très dévouée à ta passion ton travail que tu fais magnifiquement 👍

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