Le doute… ce petit nuage gris qui s’invite sans prévenir. Le doute, ce saboteur silencieux ! Il arrive parfois au détour d’une remarque, d’un regard, d’une décision à prendre. Et sans qu’on s’en aperçoive, il s’installe. Il ronge doucement la confiance, fait vaciller l’élan, jusqu’à perdre nos repères et brouiller la perception de notre propre valeur. Nous avançons ainsi, coupé de notre GPS intérieur, perdues dans le brouillard de nos peurs qui ont délogés malicieusement notre confiance en nous. Ce n’est pas qu’on ait perdu ses capacités. C’est juste qu’on oublie un instant qui l’on est.
Le doute a cette force étrange : il serre la poitrine, il coupe le souffle, il referme la cage thoracique comme une porte qu’on n’ose plus ouvrir. On se met à douter de tout : de ce qu’on fait, de ce qu’on vaut, parfois même de ce qu’on ressent. Et plus on cherche à s’en débarrasser, plus il s’accroche.

Il y a pourtant, dans ce mouvement de fermeture, une invitation à revenir vers soi. Revenir au corps, au souffle, à cette présence vivante qui nous habite. Parce que la confiance ne se décrète pas : elle s’expérimente, elle s’apprivoise. Non pas avec le mental, mais avec le corps, avec le souffle.
Dans la capsule qui accompagne cet article, je vous propose un exercice très simple, à faire assise, le dos bien droit. Les bras s’ouvrent en croix, le souffle s’amplifie, la cage thoracique s’étire.
On bloque la respiration un instant, les bras tirés doucement vers l’arrière… et l’on sent cet espace du cœur qui s’ouvre, comme si l’on entrouvrait des fenêtres restées fermées depuis trop longtemps. Des fenêtres vers la lumière, vers la vie, vers la confiance en soi.
À chaque fois que vous relâchez, laissez le souffle revenir naturellement. Sentez cette chaleur qui s’installe, ce mouvement de vie qui reprend. C’est votre cœur qui respire à nouveau. Votre valeur qui se rappelle à vous.
Le doute n’a pas besoin d’être combattu. Il peut devenir un passage. Un signal doux qui dit simplement : “Reviens à toi.” Et dans cette présence, vous ouvrez la porte à tous les possibles. Vous ne luttez pas, vous vous déployez. Vous ouvrez la porte à ce qui est le plus précieux en vous et qui demande qu’à être mis en lumière. Et chaque fois que vous inspirez consciemment, chaque fois que vous laissez le cœur se rouvrir, vous réactivez cette vérité simple : vous êtes déjà suffisante, déjà précieuse, déjà à votre place.
-Murielle
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