Être une maman: le plus bel apprentissage

J’adorais l’émission « Format familial », même si je n’étais pas leur public cible. Il y a toujours un segment qui s’appelle joyeusement « montée de lait » où l’on invitait une personne issue de la communauté artistique à venir nous parler de ce qui l’horripile, lui fait dresser les cheveux sur la tête ou l’irrite concernant l’éducation des enfants. Cette portion est toujours réalisée avec cette pointe d’humour que j’aimais bien.

Pour une certaine émission, je me surprends à voir arriver dans mon écran la comédienne Sophie Faucher qui, disons-le, a franchi la soixantaine. Je me questionne à savoir quel sera son thème puisque visiblement elle n’a probablement plus d’enfants à la maison.

Je dois vous avouer qu’en écoutant Sophie je me suis mise à pleurer ma vie. J’étais tellement touchée au cœur, à mon âme de mère, à ma sensibilité. Son message : « Profitez du tourbillon de votre vie! »

Elle nous parle alors qu’en tant que parent on critique souvent, on est à boutte et même qu’on les retournerait à l’expéditeur plus souvent qu’à notre tour. On en a parfois marre de ranger, ramasser, désencombrer! Enfin, vous comprenez ce que je veux dire. Cependant, lorsque la maison se vide de nos enfants, on s’ennuie de toutes ces petites attentions qu’on distribuait et qui font partie intégrante du fait d’ÉLEVER un enfant qu’on appelle le syndrome du nid vide.

Voici pour revoir ce segment, c’est ICI.

Être maman c’est un apprentissage de tous les jours que je résume ici bien sommairement.

C’est savoir aimer beaucoup pour construire leur estime personnelle sans être trop possessive pour ne pas les restreindre dans leur développement.

C’est les regarder faire des expériences tantôt qui leur font mal et qui nous meurtrissent le cœur, tantôt des expériences qui nous remplissent le cœur de fierté pour des accomplissements, des réussites, de la détermination et de la rigueur dont ils font preuve.

C’est leur enseigner, les former, les informer, les sensibiliser sur tant et tellement de sujets propres à la vie. C’est leur offrir un éventail de connaissances qui, nous l’espérons, seront suffisamment utiles à les rendre heureux.

Selon les humeurs du jour, c’est valser entre toutes sortes d’émotions allant des éclats de rire, à l’exaspération, aux crises, mais aussi à la douceur, la tranquillité, aux jeux, aux câlins à ne plus en finir, aux discussions, aux explications.

C’est aussi vivre dans une forme d’inconnu pendant de nombreuses années puisque nous ne pouvons rarement prévoir la manière dont ils utiliseront leurs ressources, leurs talents et comment ils réaliseront leur mission de vie. Être mère, c’est vivre de l’espoir que notre marmaille soit en sécurité, heureuse, pleine de vie et accomplie.

C’est vivre et accepter notre propre imperfection et nos limites. Nous avançons dans ce rôle à force d’essais et d’erreurs. Parfois, on sait très bien qu’on est dans le champ gauche, on se sent débordée, fatiguée, éreintée et privée de ressources pour faire face à cette tâche immense. On a fait des erreurs… et bien humblement on peut s’en excuser ultimement.

À d’autres moments, on se sent pleine d’énergie, en pleine possession de nos moyens, performante et tellement alignée avec notre rôle et nous sommes capables d’affirmer être ou avoir été une bonne mère.

Les enfants nous apprennent tellement. Ils nous apprennent sur nous, sur la vie, sur notre capacité à aimer qu’on n’aurait jamais cru aussi grande et profonde. Le seul fait d’avoir mis au monde un enfant nous a mis en contact avec cette force intérieure.

Les enfants nous apprennent à grandir et à devenir meilleures, de meilleures femmes, de meilleures mamans et le cas échéant de meilleures grands-mamans.

Les enfants nous enseignent à quel point la vie mérite qu’on la vive pleinement et qu’au fil des années nous nous nourrirons de souvenirs, de moments inoubliables de complicité et d’amour.

Bien que cette journée soit nommée en l’honneur des femmes qui nous ont vu grandir, n’oublions pas toutes ces femmes qui, de près ou de loin, ont fait une différence dans nos vies. Même si elles ne sont pas des « mères » selon la définition qu’on s’en fait, vous faites une différence et je vous envoie de l’amour également.

Bonne fête à toutes les mamans, les futures mamans, les grand-mères et toutes ces femmes aussi sans enfant, mais qui prennent soin d’êtres humains, d’êtres vivants.

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