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La fin de notre civilisation? Ben là!

L’année 2020, la misérable, m’a donné fort heureusement en cadeau une bien agréable habitude. Une fois de temps en temps, et sur rendez-vous prédéterminé, on se rencontre sur Facetime, quatre gars et deux filles, tous de professions ayant pour base la communication pour prendre l’apéritif en discutant de tout et de rien.

Entre le son des glaçons qui tintent dans les verres de vodka pamplemousse, gin-tonic, rhum & coke, le vin rouge ou blanc, mon ami Robert dit calmement : « Mes amis! Nous assistons en ce moment à la fin de notre civilisation! » Rien de moins.

Grand éclat de rire. Et chacun d’y aller de son commentaire. J’ai cru bon d’ajouter : « … oui, bon, d’une certaine façon puisque plus rien ne sera plus pareil. C’est l’histoire de l’humanité! »

Comme nous aimons le faire de l’un et de l’autre pour se foutre de notre gueule et de celle de notre ami, on ajouta qu’effectivement comme la vie de Robert se résume à nous quitter tous les hivers pour aller vivre en Europe où la température est plus clémente et les repas entre amis plus copieux, que forcément, ne pouvant pas le faire cette année, c’est la fin en quelque sorte de ce qu’il considère comme SA civilisation!

Quand le brouhaha des conversations fut arrêté, Robert reprenait sa phrase assassine, nous laissant alors croire que nous ne l’avions peut-être pas prévu – boutade — pauvres idiots que nous sommes! Laissant aller notre réflexion voyager un peu plus loin.

Et une fois l’écran éteint, je me suis surprise à penser : mais qu’est-ce qui a tant changé au fond? En quoi Robert juge-t-il que nous soyons si différents maintenant? Et si c’était vrai? Et si la COVID, ou que sais-je encore, avait réveillé en nous le monstre toujours caché qui s’appelle « civisme à tuer »? Après tout, nous avions eu une éducation passablement contrôlée, nous, les 50 ans et plus! Mais aujourd’hui…

Je suis donc allée chercher dans le dictionnaire la définition exacte de certains mots références, dont le premier qui fut « civilisation ».

Civilisation : Ensemble cohérent de sociétés ou de culture.

Mais encore? Alors, j’ai cherché le mot « civiliser »!

Civiliser : amener une société, un peuple d’un état jugé primitif ou inférieur à un état estimé supérieur d’évolution culturelle ou matérielle.

Et j’ai enchaîné avec « civilité » :

Civilité : Politesse vis-à-vis des autres, respect de la courtoisie et des règles de bienséance en public.

Et donc ça se résume à : morale, habitudes acquises, éducation, croyances.

On n’est pas sortis du bois!

Avec tout ce qui est dit à droite et à gauche, tout ce qu’on peut lire sur les réseaux sociaux, et tout ce qui est proféré par les journalistes, ça m’amène à croire que généralement, la nouvelle génération ne s’accommode plus du sens sacré de chacune de ces définitions.

Et force m’est de constater que dès qu’il y a une censure, un avis contraire, une affirmation assumée plutôt qu’une simple déclaration, le peuple se scinde en deux et déploie un manque de savoir-vivre systématique contre l’imprudence de l’autre — pauvre imbécile qui prend une décision parce qu’il en faut une! — formant ainsi un clan adverse. Un clan avide de reconnaissance et de pouvoirs bien plus que de légitimité. Et j’ai nommé… les moins civilisés.

Plus aucune place à la tolérance, à la réflexion, au partage de discussions civilisées : j’existe donc je t’emmerde!

Pourtant, si on analyse les nouveaux comportements, ça donne un drôle de constat sur la civilisation actuelle. La première étant la création de l’appartenance à une idéologie.

Tout ça en soit est louable et part d’un bon principe. Se réunir pour faire adopter de nouvelles mesures par une masse qui essaie de toucher à un retour à une certaine morale utile, à la suppression de gestes inacceptables ou aux abus donnés par le pouvoir. Surtout si ça touche de pauvres victimes qui au fond ne veulent qu’être entendues et n’ont jamais pu le faire.

Mais comme dans certaines recettes, trop de sel parfois gâche la sauce, quand l’autre exige d’y ajouter ses ingrédients, ça fait place bien souvent à la ronde du grand n’importe quoi, du grand nombrilisme pourvu qu’on s’accorde le pouvoir de taper du pied, de censurer et d’obtenir.

Et à les écouter, ces « possesseurs de la vérité » soutiennent que tout est toujours la faute de l’autre, et jamais de la leur. N’est-ce pas, monsieur Legault? Et parfois, je me dis que ça pourrait tellement vous faire de bien de partir en vacances et de laisser votre place 2 à 3 jours à ces « faiseux » de rien.

Chacun veut sa place au soleil… et la place de l’autre pour le faire à sa place!

De petites victoires en petites victoires, on forme une mode, celle de la contestation écoutée, reconnue et souvent adoptée malgré son incohérence parce que ça fait partie des nouvelles mœurs, et l’on ne sait plus trop à quels saints se vouer.

Et des imbéciles, il y en a.

Allez savoir pourquoi, les États-Unis en deviennent le porte-parole mondial en ce moment. Eux qui ont plus que très souvent été donnés en exemple comme un idéal progressiste à adopter se singularisent en ce moment vers le contraire. Détrompez-vous, j’adore les Américains; drôles, inventifs, audacieux, le cœur sur la main. J’y ai plusieurs amis, tous merveilleux, drôles, ingénieux.

Toutefois, l’insidieuse peur, l’incertitude de demain qui s’installent partout et dans tout sont décuplées par la pandémie et aux États-Unis, par un président qui espère mieux régner en blâmant les autres et pas lui pour cette folie.

Alors chères Radieuses, est-ce la fin d’une civilisation? Je commence à y croire, mon ami Robert avait donc possiblement raison! Où allons-nous? Vite, trouvons une solution!

Une belle année 2021 malgré tout!

Danielle

Pour d’autres tranches de vie de Danielle, voyez ici :

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