Le mois de février est sans contredits le mois de l’amour sous toutes ses formes. C’est le mois des cœurs à réchauffer dans ce froid de la mi-hiver et c’est aussi le mois des saveurs chocolatées, des couleurs qui riment avec le rouge passion, le rouge vif, le rouge chaud.

Lorsqu’on parle St-Valentin, une pensée automatique nous vient en tête, c’est une fête qui est à l’intention du couple et… célibataires s’abstenir. Toutefois, bien avant de dédier de l’amour à notre partenaire, avant de savoir vraiment de quoi est constitué l’amour, de connaître l’art des démonstrations de tendresse, il existe ce premier amour. Celui que l’on se dédit à soi-même.
L’amour conjugué au conditionnel
Le regretté Guy Corneau affirmait que l’estime de soi ne court pas les rues. Même si les chiffres et l’amour ne font pas bon ménage, notons qu’il y aurait 90% des gens qui s’estiment peu ou ne s’estiment pas à la hauteur de ce qu’ils sont. C’est juste malheureux, mais pas surprenant.
Nous avons souvent grandi sous le parapluie de la critique. On nous nous a convié à imiter le moule social notamment dans les interdits. Des interdits du genre : parle moins fort, rit moins fort, sois moins extravagante, sois plus sage. Le phrasé se déclinait en ce quelque chose à corriger, à comparer, à restreindre, ce qui nous a forcé et forgé à nous adapter. Peu à peu, nous avons mis le focus sur ce qui cloche ou ce qui dérange sans même avoir validé l’information.

Ainsi, une forme d’amnésie s’est installée en nous, oubliant ce qui est déjà présent en nous comme nos qualités, nos forces, notre créativité, notre originalité. Il se peut même que nous ayons fini par nous définir par nos manques, plutôt que par nos singularités, nos richesses et nos talents. On nous a répété tant de fois les mêmes scénarios qu’on en vient à penser que ces messages sont inscrits en nous de manière indélébile avec comme probable conséquence qu’on se tient parfois ce même langage envers nous. Il est peut-être temps de changer ce discours interne.
Le temps passe et puis un jour, on en vient à se demander qui sommes-nous vraiment, qu’est-ce qui nous définit, quels sont nos talents et quelles sont nos forces et le langage du « self-love »?
S’aimer soi-même d’abord!
En ce mois des cœurs, et si on y voyait non seulement mais aussi, une charmante invitation à se retrouver et à se percevoir différemment. À se choisir peut-être. À s’avouer cet amour véritable. Ressentir que cet amour jaillisse du plus profond de notre cœur, de l’intérieur. Comme une plante, le nourrir chaque jour, se témoigner de l’amour en osant ces compliments gentils. Pas ceux que l’on attend venant de l’extérieur, mais ceux que l’on souhaite, que l’on possède et que l’on assume.

L’amour n’est pas limité. Ce n’est pas parce qu’on s’accorde de l’affection qu’il n’en restera plus pour autrui, ses proches, ses enfants, son partenaire. L’immensité de notre cœur est bien grande et tous peuvent y trouver ce coin privilégié, nous y compris.
La Saint-Valentin : pour soi aussi!
La Saint-Valentin peut alors devenir cette fête que l’on se consacre à soi aussi. Quelles sont ces douceurs que je veux m’accorder? De quelle nature puis-je m’accorder ce temps si précieux pour concocter un repas si apprécié, faire une promenade en forêt, visiter un endroit qui nous fait du bien ou lire un livre qui nous réconforte? Et pourquoi pas une séance photo, un moment juste pour soi, avec soi? Tout cela pour se voir et se parler avec plus de bienveillance, d’amour, de sollicitude et de tendresse.

En cette fête des cœurs, je vous souhaite des moments heureux, des moments de tendresse qui rejailliront inévitablement sur vous et sur tous ceux que vous affectionnez tout particulièrement.
Un mot, une surprise, un verre de vin et des douceurs. Osons ce simple geste de penser à l’autre, mais aussi à soi… un peu!
Heureuse St-Valentin!
– Johanne
Envie de vous faire plaisir pour la St-Valentin, voici quelques suggestions cadeaux :)






