L’envie est un péché!

Connaissez-vous les sept péchés capitaux ?

La colère

L’avarice

L’envie

L’orgueil

La gourmandise

La paresse

La luxure

De mon côté, je les connais, pas que je sois plus catholique que le pape, mais à cause du film SEVEN de David Fincher avec le beau Brad Pitt (1995) que j’ai dû voir pas loin d’une dizaine de fois. Dans nos antécédents judéo-chrétiens, l’envie est un péché. C’est sans doute le péché le plus populaire avec l’orgueil. Je l’avoue, je suis parfois jalouse. On dit que la jalousie est une tristesse honteuse. En tout cas, c’est un sentiment qui nous mine et qui ne sert absolument à rien d’autre que de mal se sentir. On essaie tellement d’éviter les manifestations de jalousie qu’on va jusqu’à calculer combien de cadeaux on offre à chacun de nos enfants à Noël ou à leur anniversaire. Avouez que vous l’avez déjà fait?

Bien sûr, quand on est comblé, le bonheur de chacun ne nous fait pas souffrir, mais pour être comblé, il faut retirer une bonne satisfaction dans toutes les sphères de notre vie. Et pour une éternelle insatisfaite comme moi, c’est bien difficile.

Je vous fais cette confidence tout simplement parce que je sais que l’on a tous été envieux à certains moments de notre existence (ou de notre journée, c’est selon).

Les réseaux sociaux n’aident en rien avec les photos de voyage de l’une, les records de course de l’autre, les prouesses de leur progéniture, et j’en passe. On clique sur « j’aime » en se demandant parfois : coudonc, ça fait pas cinq fois qu’elle est en vacance cette année, elle? Ou, « me semble qu’elle venait juste de changer de maison! » Et comprenez-moi bien, je n’y échappe pas. Moi aussi il m’arrive de publier pour me pavaner un peu.

Désirer quelque chose n’est pas mal, reste à savoir pourquoi on le désire autant.

Qu’est-ce que ça va vraiment changer dans notre vie de voir ou ne pas voir Rome si dans le fond, les paysages de l’Estrie nous émerveillent encore?

En quoi mon quotidien sera différent si j’ai vendu 10 000 exemplaires de mon dernier roman au lieu de 2 000 surtout si j’ai eu du plaisir à l’écrire et quelques bonnes critiques. (Un plus gros chèque, il va sans dire, mais ça, c’est une autre histoire… et j’avoue qu’une file devant notre table de signatures dans les salons du livre ne doit pas être désagréable).

Serons-nous plus satisfaits de notre vie si on a une cuisine rénovée, un magnifique chalet sur le bord d’un lac ou la petite décapotable dernier cri? (Bon, ça, c’est un peu comme gagner à la loterie, ça change pas le monde, sauf que… c’est l’fun en es*i).

Se comparer à soi et seulement à soi, n’est-ce pas la meilleure façon d’éviter toutes frustrations et d’arriver au meilleur de nous-mêmes?

Je vous laisse sur cette dernière phrase d’une collègue auteure, Nadine Descheneaux, dans un article sur le site de Canal Vie : « plus on savoure, moins on envie, moins on jalouse, moins on a d’attentes ».

Voilà un concept bien sage et j’envie celles qui y arrivent ?

1 commentaire
  1. Très intéressant Maryse, on vit tous la même chose et parfois on se sent un peu ‘looser’ mais au fonds tous ces voyages et tout ça ce n’est pas ce qui nous rend heureux mais se sont des sentiments normaux et humains. Ça nous amène à réfléchir et c’est très bien.

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