Madame la Ministre Caroline Proulx… inspirante et toujours radieuse

Il allait de soi, et c’est avec beaucoup de fierté que nous vous offrons notre première entrevue de l’année avec notre ancienne collègue Radieuse Caroline Proulx.

Madame la Ministre du Tourisme Caroline Proulx m’a accordé quelques minutes de son précieux temps pour me parler de sa nouvelle vie.

D’emblée, nous nous connaissons Caroline et moi pour avoir toutes les deux travaillé à CKAC il y a maintenant quelques décennies. Alors, pas question pour elle de jouer à la ministre lors de notre conversation. C’est avec sa belle voix de grande communicatrice que Caroline aborde notre entretien en disant : « Comment vas-tu Christine? » « Ah, moi très bien, mais disons que je me sens bizarre un peu de te parler comme ministre. Je suis même un peu intimidée. » « Arrête ça. »,me dit-elle tout de go, l’humain derrière la ministre c’est Caroline et ça, ça ne changera pas.

Bon cela étant dit, que se passe-t-il maintenant entre Berthier et Québec?

D’abord la campagne électorale

« Ah ! Quelle expérience! Je disais durant la campagne électorale quand je rencontrais les journalistes, si un électeur québécois suivait ne serait-ce qu’une journée un candidat en campagne électorale, je pense sincèrement qu’il y aurait un taux de participation beaucoup plus élevé que ce que l’on enregistre aux quatre ans. Parce que moi-même comme commentatrice et animatrice d’affaires publiques, je ne prenais pas la pleine mesure de ce qu’est une campagne électorale; c’est impossible à imaginer.

Moi, j’ai un des grands territoires au Québec. Berthier, c’est vingt-cinq municipalités, un territoire autochtone, c’est immense. Il y a toute une gestion de cela durant une campagne électorale pour couvrir justement tout ce territoire-là. Il y a 25 maires, se rendre à Manawane c’est 88 kilomètres au nord de St-Michel-des-Saints et c’est deux heures et demie pour s’y rendre.

Jusqu’à la dernière minute, je n’ai jamais pris la victoire pour acquise, je disais toujours à l’équipe : on n’est pas rendus, le 1er octobre, c’est le 1er octobre. On ne peut pas penser lever le pied une journée durant une campagne électorale parce que ça peut faire la différence. »

Une vie ministérielle

À quoi ressemble ta vie maintenant?

« Bien franchement, il y a eu une période d’adaptation. Je ne m’attendais pas à être nommée, ce fut une belle surprise et un grand honneur que m’a fait le Premier ministre. J’en ai eu pour quelques jours à me remettre de cette nomination-là. Mais d’arriver dans le ministère du bonheur qui est le ministère du Tourisme ça me rend complètement heureuse.

C’est parfait pour moi, j’ai toujours beaucoup voyagé et c’est vraiment une belle aventure qui commence.

Bien sûr, j’ai beaucoup de choses à apprendre en politique, mais encore là, il y a beaucoup de similitudes avec les médias. Il faut faire part de ses idées de façon claire et j’ai de la facilité à communiquer; c’est une chose de moins à apprendre.

Je me promène maintenant entre Montréal et Québec et je m’assure de passer le plus de temps possible dans mon comté.

Ma mère habite d’ailleurs toujours la maison familiale à St-Jean-de-Matha, cela n’a pas changé. J’habite encore dans mon comté. »

Terminée, la liberté d’expression ?

Comme animatrice, tu as toujours eu ton franc-parler, ce sera différent maintenant, comment comptes-tu gérer cela?

« Comme journaliste, on n’a pas notre pleine liberté d’expression, on ne peut pas dire n’importe quoi, on peut pas accuser, il faut toujours être très prudent. Il y a donc une ligne corporative, une éthique que l’on doit respecter comme animateur.

Au fond, c’est la même chose en politique. Je dirais qu’il y a d’ailleurs beaucoup de similitudes entre la politique et le domaine des communications. C’est la même chose. Il s’agit de bien communiquer, de bien expliquer et de bien maîtriser tes dossiers. Dans les deux cas, il faut de la rigueur. »

Tu seras dorénavant sur la sellette, ça t’inquiète?

« Encore une fois, c’est un peu comme dans les médias, tu es toujours exposée aux critiques. En plus, avec les réseaux sociaux maintenant, il est encore plus facile pour les gens de critiquer, parfois très durement, les personnalités publiques. Ça fait partie de la vie publique. »

Jamais sans son garde du corps…

Je la taquine un peu en lui disant qu’elle a maintenant, à son service, un chauffeur. En fait, elle me corrige.

« Nous avons un garde du corps qui du même coup nous conduit. On n’est pas dans le film Bodyguard. Le garde du corps dans le cas des ministres, c’est quelqu’un qui assure notre sécurité. Il y a aussi une question d’efficacité de ne pas avoir à conduire entre Québec et Montréal. Je peux travailler, régler beaucoup de choses en route, c’est plus efficace, c’est en quelque sorte une extension de mon bureau. »

Loulou… la femme derrière Caroline

Loulou, c’est la mère de Caroline. Nul besoin de dire que Loulou, 86 ans, n’est pas peu fière de sa fille. Elle a assisté à l’assermentation de sa fille comme députée et comme ministre. Caroline me dit avec émotion…

« De voir le visage de ta mère si heureuse de voir sa fille avoir ce beau cadeau-là m’a touchée profondément. Mais tout cela, c’est grâce à elle. Elle nous a élevés mes sœurs, mon frère et moi en nous regardant dans les yeux et nous disant : les filles vous êtes belles, vous êtes bonnes, vous êtes capables. Ma mère est une féministe exceptionnelle qui s’est toujours battue pour ses filles et son fils. Elle a été une maman ourse et une maman lionne. Elle a toujours poussé ses enfants en dehors du nid en disant que nous étions capables de réaliser ce que nous voulions.

Sans elle, je ne serais pas assise à ce bureau aujourd’hui. Elle est tout simplement formidable. Elle est d’une compréhension sans nom. Ma mère et moi sommes très très proches. Ça fait seulement neuf ans que nous n’habitons plus ensemble.

Ma mère c’est mon phare. Elle est toujours à l’écoute de ses enfants, elle n’est jamais négative, elle est toujours dans le renforcement positif. Elle a enseigné à ses enfants à se tenir droits et à être dignes.

Elle est très drôle, elle m’appelle et me dit : je ne veux pas te déranger, je sais que tu es très occupée, mais je veux que tu saches que mon téléphone est toujours ouvert. »

La famille Proulx est tissée serré et cela c’est grâce à Loulou.

Une politicienne fière de son Québec

Qu’est-ce que tu aimerais réaliser comme ministre du Tourisme?

« C’est sûr que je suis une fière nationaliste, je veux que le Québec soit premier de classe sur le plan du tourisme. J’aimerais que les Québécois passent un week-end de plus au Québec. Je vais tellement vous le vendre. J’aimerais que les jeunes familles aient l’opportunité de profiter de beaux forfaits pour aller se promener au Québec et le découvrir.

Je vais commencer bientôt une tournée à travers le Québec et je sais qu’il y a des trésors cachés un peu partout. Bien sûr, il faut aussi aller ailleurs pour découvrir autre chose. Mais ici on peut être fier de ce qu’on a.

Pour les prochaines années, j’ai bien l’intention de moi aussi profiter de tous les beaux coins du Québec.

J’ai une équipe formidable, des gens brillants, des millénaux qui ont des visions fort intéressantes du tourisme et ça, c’est très stimulant. »

J’ai jasé avec une femme heureuse, motivée et fondamentalement humaine. Alors, je pense que je vais planifier un petit voyage au Québec cette année, impossible de lui résister.

2 commentaires
  1. A écouter cette entrevue Mme Carolyne Proulx je suis persuadé que vous allée accomplir vos obligations d’une main de maitre et que vous serez toujours integre Vous etes le genre de personne qui veux et qui j’en suis persuadé va faire une différence dans tout ce que vous allez entreprendre.

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