5 signes qui prouvent que vous devriez réévaluer votre conduite automobile

On devra tous, un jour ou l’autre, remettre en question la maîtrise de notre véhicule. C’est logique… et surtout sécuritaire! Mais que devons-nous évaluer au juste?

Chères Radieuses, c’est ce que nous allons démêler aujourd’hui, grâce à l’expertise et aux conseils avisés de Christine Thibault, propriétaire de l’École de conduite 2000.

« Notre grande expérience avec notre clientèle, dans le cadre de nos cours d’appoint pour les 50 ans et plus, ainsi que nos différents partenariats des dernières années avec des ergothérapeutes, nous ont permis de cibler et, maintenant, de vous présenter différentes situations jugées pertinentes pour la réévaluation en conduite automobile.

Ne réagissez pas trop vite! Revoir sa conduite automobile n’est pas qu’une question d’âge, bien au contraire. Plusieurs autres signes non négligeables sont à prendre en compte pour évaluer (ou réévaluer) sa conduite automobile.

1. Après un accident de la route

L’accident de la route est très, très souvent ce qui nous empêche de… reprendre la route. Les répercussions psychologiques tout comme les répercussions physiques jouent sans contredit un rôle important sur notre décision de reprendre la route.

Les bras, les mains, les jambes, mais aussi le cou et les articulations : il existe tellement de points sur nos corps qui entrent en jeu, lorsque nous conduisons. Recommencer à conduire, à la suite de blessures, c’est tout un contrat. Il faut retrouver notre aisance dans notre propre corps, mais aussi se réhabituer à demeurer dans la même position longtemps.

De plus, et il faut le mentionner, trop de Radieuses négligent leur guérison. Trop pressées de reprendre leurs activités, de s’occuper de leur famille, de se relancer dans le travail… Les blessures mal soignées font pourtant mal plus longtemps! Alors, question de prendre la route pour longtemps, on réévalue le tout comme il faut, en prenant le temps qu’il faut!

2. La situation « qu’est-ce qui se passe avec mon auto? »

Tout à coup, ou en quelques semaines, vous ne vous sentez plus à l’aise dans vos manœuvres? C’est peut-être passager, peut-être aussi que vous êtes juste plus tendue. Peu importe, ça ne fera pas de mal à personne (promis), de faire des cours pratiques d’appoint dans une école de conduite, ou encore de consulter un ergothérapeute qui pourra vous évaluer tant sur les plans physiques et cognitifs que sur la route, toujours en collaboration avec une école de conduite.

Peut-être que vous retrouverez votre confort avec un cours d’appoint seulement, peut-être que vous aurez besoin de vous faire délier un point dans le dos. Au moins, vous le saurez, et vous pourrez reprendre le volant et la maîtrise de votre véhicule avec une confiance renouvelée!

3. Une question de santé

Si vous vivez avec un problème de santé, quel qu’il soit, c’est sûr que vous avez dû réévaluer votre conduite. C’est toutefois du cas par cas : certaines personnes préfèrent continuer à conduire sur de petites distances, d’autres aiment mieux éviter de conduire durant la maladie.

Prenez le temps de vous demander ce que vous ressentez par rapport à la situation. Si, pour vous, c’est un bonheur de conduire et que ça vous procure un sentiment d’indépendance, ce sera une très bonne idée d’évaluer les mesures à prendre pour le faire encore.

4. L’avis de la SAAQ

La Société d’assurance automobile du Québec est l’entité qui décide, ultimement, si l’on peut conduire : les réflexes demeurent l’un de ses indicateurs, mais c’est l’état de santé qui compte le plus.

En bref, la SAAQ impose surtout certaines restrictions bien connues, comme le port des lunettes, la conduite de jour ou la transmission automatique obligatoire.

5. Un proche vous en parle

Ici, on parle d’un commentaire sérieux, empreint d’inquiétude et de bienveillance, à une discussion avec une personne qui fait partie de la famille ou de vos amitiés, bref quelqu’un qui vous estime.

Si un proche prend le temps, un jour, de vous inviter à vous questionner sur votre conduite, ne vous braquez pas. Écoutez. Réfléchissez. Rassurez, ou alors ajustez. N’oubliez pas que si une personne de votre entourage vous en parle, ce n’est pas parce qu’elle vous juge. C’est parce qu’elle vous aime.

Comme vous avez pu le constater, plusieurs facteurs peuvent vous amener à envisager une réévaluation de votre conduite automobile. L’important, c’est de bien comprendre que tout est une question de sécurité pour vous et les autres usagers.

Partir sur la route l’esprit tranquille et en possession de tous ses moyens, ça n’a pas de prix. En cas de doute, n’hésitez pas à communiquer avec une école de conduite certifiée ou un ergothérapeute. À l’École de conduite 2000, nous avons à cœur la sécurité de chaque client. Notre équipe de professionnels est en mesure de vous aider et de vous diriger vers la bonne solution pour vous, selon votre propre réalité. »

Pour en savoir plus : https://www.ecoleconduite2000.com/cours-50-ans-et-plus

*Ce texte est présenté par l’École de conduite 2000.
1 commentaire
  1. Je suis toujours étonnée de constater que les médecins traitants, qui pourtant, devraient bien connaître leurs patients, ne prennent pas souvent leur responsabilité face à la conduite automobile. Rares sont ceux qui s’interposent au renouvellement du permis de conduire de leurs patients. Je lisais un rapport de coroner, il y a quelques années à ce sujet. Les recommandations, si ma mémoire est bonne, touchaient autant la responsabilité de la famille que celle du médecin. Je crois qu’effectivement nous avons tous une certaine responsabilité face à cela. Si la personne met la vie des autres en danger ainsi que la sienne, nous devrions être en mesure de le signaler aux autorités compétentes quand le conducteur manque de jugement à cet effet. Bien que cela soit excessivement difficile à faire…

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