Aimons-nous quand même…

2019 se termine; une belle année qui s’envole emportant nos souvenirs, nous donnant le privilège de vivre une autre année. J’ai toujours un petit vertige face à une nouvelle année. Que nous réserve-t-elle? En vieillissant on dirait que tout va plus vite, qu’il y a une certaine urgence. C’est mathématique, il y a en a plus derrière que devant nous. Bonne raison pour en profiter.

Je prends des résolutions? Je ne crois pas. Je me suis questionnée; à quoi servent toutes les résolutions? Ma conclusion, oui il faut bien manger, faire du sport, etc., mais pour vrai, qu’y a-t-il au cœur de chacune de nos vies? L’amour! Oui, même sur Facebook, on fait des likes.

Oui, pensez-y, on aime beaucoup de choses, on aime surtout beaucoup de gens. Il y a cet amour inconditionnel pour nos enfants, nos petits-enfants, qui est si puissant, l’amour pour l’homme de notre vie qui partage notre quotidien, qui nous accompagne vraiment pour le meilleur et le pire comme on dit. Il y a celui de la famille élargie, nos sœurs, frères, qui demeure pour moi très important, mais qui se fragilise avec les années. Il y a celui de nos amis, qui occupe avec les années une plus grande place.

Le plus important, l’amour de soi. C’est sans doute l’amour le plus complexe, s’aimer comme on est. On est comme est, et en vieillissant on constate que le petit enfant est toujours en nous parfois. On ne change pas, on peut cependant s’améliorer, si on le veut bien.

L’année 2020, qui pour moi reflète une note parfaite, déclarons-la comme l’année de l’amour. Pourquoi pas? On a la couleur de l’année, les tendances de l’année, moi je propose une émotion de l’année, et ce, pour les cinquante prochaines années.

Alors voilà! J’emprunte ici les paroles de la très belle chanson d’Yvon Deschamps.

Aimons-nous quand même, même si quelqu’un nous blesse et nous dit quelque chose qui nous déplaît. Essayons de nous expliquer. On a plus de temps pour les rancunes.

Aimons-nous quand même, même si nous ne sommes pas de la même origine, essayons plutôt de se connaître.

Aimons-nous quand même, même si nos opinions sont différentes.

Oui, comme le dit si bien la chanson : « 2000 ans de haine n’ont rien changé à l’amour ».

Le cœur est grand, il y a toujours de la place pour aimer quelqu’un.

Bien sûr, je suis réaliste, je sais bien que tout « le monde il est beau, tout le monde il est gentil » est une pensée utopique. Mais je constate qu’avec les réseaux sociaux s’est installée une nouvelle notion de l’amour. Les « je t’aime, t ‘es belle, t’es bonne » se multiplient et parallèlement à cela il y a toute cette haine qui émane.

Nous devons nous adapter à cette nouvelle réalité. Il y a d’un côté, les antis Facebook qui sont abonnés et simplement voyeurs jouant la game; je suis mal à l’aise avec ça, je ne veux pas étaler ma vie, mais je veux connaître celle des autres. Il y a ceux qui inondent les réseaux sociaux de leurs opinions sur tout et il y a les modérés. Mais oui, Facebook est intéressant; nous sommes tous un peu curieux. Il y a ce côté positif qui nous fait voir le petit bébé de notre nièce qui habite loin, il y a des nouvelles de nos anciens collègues, de nos amis que nous voyons trop peu.

Moi, j’écris dans ce magazine alors forcément je partage mes écrits. J’aime beaucoup mettre des photos de ma famille, surtout de mes petits-enfants, je suis fière. Ces images peuvent donner l’impression que ma famille est parfaite, que ma vie est parfaite, que tout est parfait. Allons, mais non, mais pour moi, Facebook est une forme de divertissement et selon nos abonnés, on peut y apprendre beaucoup de choses.

Comme dans tout, la modération a meilleur goût.

Voilà, 2020, l’année de l’amour, ça vous convient? Je pense que si on s’efforce à aimer plus, à se plaindre moins, à regarder avec les yeux du cœur, nous nous porterons tous beaucoup mieux.

Alors, je me lance, je vous aime chères lectrices, je vous souhaite une bonne année 2020.

2 commentaires

Laissez un commentaire

Votre courriel ne sera pas publié.