Gentillesse, un mot qui sonne doux à mes oreilles!

Je me considère comme une personne plutôt gentille. Vous allez me dire : « mais Maryse, est-ce qu’il y a des gens qui ne se considèrent pas gentils dans la vie? ». J’espère que oui, parce qu’il y en a.

Je suis toujours très reconnaissance et parfois impressionnée envers la gentillesse. Personne n’est obligé d’être aimable, mais bon Dieu que ça rend la vie tellement plus légère!

Être attentionné, ça peut se manifester de plusieurs de façons. Par exemple, une des premières choses que je fais le matin en regardant mon Facebook est de souhaiter un joyeux anniversaire à mes amis dont c’est la fête. J’y vais évidemment de manière plus personnelle avec mes vrais amis (je peux même aller jusqu’à les appeler ou les voir… oui, oui!) et avec un vœu plus écourté pour mes camarades qui ne sont que virtuels. Je ne sais pas si mon message se noie dans une marée de souhaits et passe inaperçu pour eux, mais, moi, ça me fait du bien.

Au téléphone.

Vous appelez un ministère quelconque pour avoir des renseignements. Vous sentez la personne souriante à l’autre bout du fil et elle ne vous prend pas pour un numéro. Vous raccrochez et non seulement votre question a trouvé réponse, mais vous aussi vous avez le sourire.

Le gars de Vidéotron a réglé votre problème et en plus, il vous a donné un rabais inattendu. Il termine même la conversation en vous demandant s’il peut faire autre chose pour vous et vous souhaite une très bonne journée. Je vous entends me dire : « c’est sa job! » Ne me faites pas croire que vous n’avez jamais fait affaire avec un air de bœuf chez Vidéotron (ou Bell)!

Au resto.

Être serveur est pour moi un art de vivre. La bouffe a beau être la meilleure en ville, si le serveur est bête, l’expérience sera complètement gâchée. À l’autre extrême, un serveur beaucoup trop familier pourra rendre l’expérience des plus désagréable. Mais l’entre-deux, celui où cette femme ou cet homme est disponible, souriant, avenant, fera toute la différence pour une soirée réussie, et ce, même si la facture est salée.

Être gentil selon Antidote : « qui plaît par son respect délicat des convenances dans ses rapports avec autrui ». C’est pourtant simple, mais ce n’est pas donné à tout le monde de maîtriser l’art de la bienveillance.

En vieillissant, j’ai de moins en moins de tolérance envers les « airs bêtes ». Il m’arrive de ne pas pouvoir m’empêcher de leur demander pourquoi ils ne sont pas plus agréables. En revanche, cette réaction est très délicate parce qu’il peut arriver qu’une personne ne soit pas souriante dû au fait que son amoureux ou sa conjointe vient de la laisser le matin même ou qu’elle soit épuisée d’un aller-retour à l’hôpital depuis des semaines, accompagnant un enfant malade. Il faut donc tenter d’aiguiser son radar qui détecte les « pas fins profonds », versus les « pas fins occasionnels ». Et ça, ce n’est pas facile. C’est pour cette raison que je me retiens souvent de faire un commentaire… sauf pour ceux dont c’est le travail, par exemple des employés d’un service à la clientèle.

Pour ce qui est des humains attentionnés, ils ont toute ma reconnaissance. Quelqu’un qui est aimable, je lui en fais la remarque. C’est important.

Quelqu’un qui me sourit, je lui rends la pareille.

Quelqu’un qui me laisse passer alors que je clignote depuis un bon moment pour changer de voix, je lui fais un grand signe de la main.

Un gars qui me complimente tout à fait gratuitement en me croisant sur le trottoir recevra un « merci » bien senti, et non, « c’est quoi ton problème? ». (Malheureusement, ça n’arrive pas assez souvent 🙂 )

Pour moi, ce genre de petites attentions rend la vie beaucoup plus agréable.

On devrait offrir une gentillesse par jour, minimum. C’est contagieux!

J’aurais aussi pu élaborer sur les « faux fins », mais ça fera plutôt l’objet d’une autre chronique.

En terminant, je vous laisse avec un ver d’oreille de Michel Fugain :

Ils font l’amour le samedi, les gentils

Ils font ça n’importe quand, les méchants

Ils crèveront le cul béni, les gentils

Ils crèveront le cœur content, les méchants

Les gentils méchants!

2 commentaires
  1. La gentillesse, c’est gratuit et ça fait du bien autant à la personne qui est gentille pour les autres que pour ceux et celles qui la reçoivent.

    Je trouve ça naturel d’être ce qu’on peut appeler une personne gentille. Ma mère nous a toujours dit que »la gentillesse attire la gentillesse ».

    Il y a deux ans, ma fille a eu un grave accident de plongeon. Hospitalisée, ça nous a fait vivre un stress incroyable. Confrontés à du personnel hospitalier surchargé, fatigué, mon conjoint qui vivait très mal cette situation s’enlignait pour être disons, un tout petit peu impatient. Je lui ai dit alors que l’impatience ne réglerait rien. Que notre fille avait besoin de toute l’attention et la gentillesse possible, spécialement, dans cette circonstance. J’ai rajouté qu’il fallait comprendre leur situation de débordement et qu’ils méritaient une tape sur l’épaule de reconnaissance et non de l’impatience. Je lui ai rappelé la phrase de ma mère: la gentillesse attire la gentillesse. Et savez-vous quoi, c’est toujours vrai.!

    Même avec des heures supplémentaires de fou et le manque flagrant de personnel, pas une fois nous avons senti de l’impatience de leur part. Juste de la gentillesse accompagnant les soins donnés. Une fois même, lors de la garde de nuit, j’ai dit à une infirmière qu’elle était gentille et je l’ai remerciée. Elle m’a répondu »bien non Madame, c’est facile d’être gentille avec une personne gentille ! ».

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