Le silence : parfois plus parlant que les mots

Le bourdonnement intérieur et puis les pensées s’affolent.

Le bruit envahit nos vies. Dès le réveil, on s’empresse de se brancher sur les réseaux sociaux, les dernières nouvelles matinales, la télé avec Gino Chouinard qui nous anime le déjeuner et c’est parti pour la journée. Et pour certains, le bruit sera le menu du jour jusqu’au coucher.

Une connaissance me disait dernièrement à quel point il n’arrivait pas à vivre dans le silence. Ainsi, avant de quitter la maison chaque matin, il prenait soin de syntoniser une chaîne radio pour qu’à son arrivée le soir il ait « l’impression » d’une présence rassurante. Le bruit devient aussi l’apaisement de cette solitude trop prenante et envahissante, qui sait?

Le silence peut être déstabilisant et même troublant pour certains puisqu’il nous place face à nous-mêmes et face à nos démons intérieurs. Il est parfois confrontant de s’entendre penser ou réfléchir. Les pensées « popent » dans notre tête sans invitation jusqu’à nous faire revivre des moments que nous voulons rayer de notre disque dur. Dans le silence, les pensées ont libre cours comme ces maringouins qui nous titillent l’oreille sans arrêt en période estivale. C’est gossant!

Le silence est mon ami

En ce qui me concerne, j’aime bien m’entendre penser, entendre ce que mon « Être » a besoin de me dire. Pour moi, c’est un besoin vital et en même temps une lutte à l’étourdissement présent que notre société nous impose. Le silence, il m’enseigne, me réconforte, il me dit. Le silence me permet cette relation de moi à moi qui m’invite à me recentrer, à contacter cette lumière purement intérieure.

Que ce soit par une marche en forêt, par la méditation, le yoga, la lecture, le tricot, ou encore la contemplation, apprendre à être bien avec soi c’est aussi être bien avec l’autre. Se déposer est essentiel dans ce fourmillement d’activités de toutes sortes qui meublent notre quotidien.

La photographie, que j’apprécie beaucoup, exige de s’arrêter, de regarder, de prendre le temps de s’émerveiller dans l’infiniment grand ou l’infiniment petit. Quand on prend le temps d’écouter ce silence, on prend aussi le temps de s’accorder de l’importance.

Des pastilles de silence qui goûtent bon

Voici en bref quelques suggestions pour réinsérer des espaces de silence dans nos vies :

  • Diminuer l’envie de toujours avoir besoin de bruit autour de nous.
  • Obligez-vous à un « rituel silencieux » en vous réservant des moments propices au silence comme 15 minutes avant de vous lever le matin et un 30 minutes avant d’aller rejoindre Morphée.
  • Se permettre du temps de silence avant de se mettre au boulot par exemple ou avant de préparer le repas, etc.
  • Utiliser le silence pour contrer le stress et les obligations ou pour se ressourcer.
  • Visiter des lieux où le silence est de mise comme une bibliothèque, une église, lors d’une retraite, un musée, etc.
  • Accomplir une tâche intellectuelle, courir ou prendre une marche sans écouter de musique.
  • Revoir sa perception du silence comme étant davantage l’occasion de s’accorder des moments à soi pour se découvrir sans pour autant que ce soit menaçant ou indisposant.
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