Sois courageuse!

De tout temps, je me rappelle les paroles de ma mère qui, lorsque je vivais des écueils ou des situations difficiles, me disait simplement : « Sois courageuse, ma fille! ». Derrière ces paroles se faufilait un message de force et de détermination. Ainsi, elle m’incitait à ne pas baisser les bras devant l’adversité, à me relever, à foncer et à m’accrocher.

Dans cette phrase toute simple, il y avait aussi celui de l’espoir du renouveau et de jours plus ensoleillés.

J’ai eu cette permission de m’effondrer, mais oh que non, de ne jamais me laisser abattre.

Le courage de ses idées

Je me rappelle que, dans ma jeune vingtaine, j’hésitais toujours à exprimer mes opinions. J’étais, bien malgré moi, en retenue. Souvent, mon opinion sortait de la bouche d’une autre personne. « Booon! Tu vois que ton idée n’était pas si bête après tout », me disais-je à moi-même. Avec le temps il en est autrement, heureusement! Par la force des choses, je suis devenue formatrice en entreprise, dès lors l’expression des idées fut du gros fun pour moi!

Le courage de ses idées c’est bien plus que d’avoir des idées sur tout et de les partager vivement sur les réseaux sociaux. Le courage de ses idées c’est dans le partage de nos expériences et de nos expertises. Il est aussi question ici des idées forgées à même nos valeurs profondément humaines. Des valeurs de justice, de reconnaissance, d’humilité, de sociabilité, de générosité, de partage et de cohésion. Des valeurs qui rejoignent la sagesse de l’esprit et la rencontre de l’autre dans sa vérité. Inexorablement, la réflexion positive et la maturité insuffleront une force de pensée et par ricochet la force de nos idées.

Le courage de se dire en toute authenticité

Je suis chanceuse puisque tout au long de ma vie j’ai toujours, mais toujours, pu m’appuyer sur le support de mon conjoint, de ma fille, de ma mère, d’amis-es et de collègues. Et ça, c’est un cadeau de la Vie!

Côtoyer des personnes qui ont une bonne écoute nous amène indéniablement à nous dire. Et se dire apporte un réconfort invitant à l’introspection ou à une réflexion qui nous offre un panorama différent d’un événement. Se dire dans toute son authenticité est bienvenu, mais ce qui est encore plus réaliste et important est de poser ces gestes concrets qui auront un réel impact sur la situation.

Le courage de se laisser aider

La majorité des gens consultent leur médecin annuellement pour un bilan de santé préventif. C’est légitime! Qu’en est-il maintenant de notre santé psychologique? Est-ce que nous consultons un psychologue ou des intervenants sociaux pour réaliser un bilan, et ce, à chaque année? Je ne le crois pas. Bien que le mieux-être psychologique soit un sujet largement abordé sur une multitude de plateformes médiatiques, il n’en demeure pas moins qu’on y voit encore un sujet tabou.

Pour faire face à ces moments de grande vulnérabilité, de détresse psychologique ou tout simplement pour apprendre sur soi autrement, nous devons nous ouvrir à la demande d’aide. En développant ce réflexe de s’accorder la première place en toute humilité, nous nous ouvrons à de multiples potentialités. Il n’y a que du positif.

Le courage de ses décisions

Sur la route se dressent des alternatives, des choix que nous devons assumer tout au long de notre vie. Nous sommes parfois face à des choix qui sont plus difficiles que d’autres à mettre de l’avant. Toutefois, ce qui importe c’est d’en assumer la responsabilité et de se rappeler l’origine des raisons qui ont forgé les directions que l’on a prises.

Tout n’est pas toujours noir ou blanc, ainsi il y a des plans que nous pouvons modifier et où nous pouvons faire marche arrière. S’avouer que nous avons pu faire une erreur ou dans le choix que nous avons fait nous n’y trouvons pas tout à fait notre compte, c’est aussi une intelligence assumée.

Le courage de s’estimer

C’est courageux de s’aimer malgré nos failles, nos blessures, nos travers, nos erreurs et d’autant plus, en acceptant nos propres limites parce que l’estime nous protège de bien des maux. S’aimer nous immunise contre la jalousie, l’envie malsaine, le désir de vengeance, des manigances, des magouilles et j’en passe. L’amour de soi est incompatible avec la haine de l’autre.

Ma mère m’a souvent dit lorsque j’aurais voulu posséder ce que l’autre avait : « Ne sois pas jalouse, ça ne sert à rien! ». Il y a là un ancrage qui fait qu’encore aujourd’hui je préfère me coller, apprendre et me développer auprès de ces personnes que j’admire plutôt que de m’y opposer en édifiant des stratagèmes nuisibles.

L’estime offre un baume pour passer au travers de difficultés. L’estime dessine un chez-soi accueillant et rassurant où il fait bon se réfugier. Posons ce geste courageux d’avoir, envers soi, des élans d’estime qui seront tout aussi avantageux pour soi que pour l’autre. Tout le monde y sera gagnant!

Le courage d’admettre

Ça prend une bonne dose de courage pour admettre que nous nous sommes trompées et que nous avons fait fausse route. C’est un prérequis à toute compréhension d’une situation.

Pour ma part, j’ai déjà fait des choix de carrière qui se sont avérés, avec le temps, une catastrophe. J’ai appris, j’ai compris! Et si c’était à refaire… Ça prend une bonne dose de courage pour admettre que parfois nous avons pris une décision pour les mauvaises raisons.

Il y a aussi ces réflexions qui donnent raison à l’autre. Admettre que nous pouvons avoir eu tort dans une situation demande aussi ce courage nécessaire qui fait grandir et qui nous responsabilise. C’est un grand acte de maturité.

En d’autres temps, nous sommes à la croisée des chemins. On la prend cette sortie d’autoroute ou pas? On risque ce changement ou pas? Comme le disait si bien un ancien collègue de travail : « On ne peut pas être assis entre deux chaises bien longtemps! ». Il y a aussi ces décisions qui, finalement n’ont peut-être pas été si payantes que ça, mais combien riches en expériences.

Conclusion

En ma qualité de mère, je reproduirai probablement le modèle que ma maman m’a transmis et je rajouterai ceci : « Sois courageuse, ma fille et sois heureuse! »

Le courage n’est pas inné. Il se développe au fil des écueils qui jalonnent la vie. Le courage s’apprend, se tricote, s’édifie et avec lui, engendre la résilience.

Je vous souhaite d’avoir beaucoup de courage!

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