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Un certain sourire

C’est le début d’une nouvelle année, la fin d’une année pour le moins marquante. 2021 s’annonce aussi spéciale; difficile de parler d’autre chose que de cette pandémie qui nous affecte tous.

Ce matin, en marchant seule, je me suis dit : difficile d’écrire des choses positives en ce moment. Les jours se ressemblent pas mal. C’est le petit train-train; chacun vit la situation à sa façon. Une seule chose semble unanime; on est « tanné ». Bon, c’est quand même légitime. Tout cela ne me donne pas un sujet pour ma tranche de vie.

Et voilà que dans ma petite marche maintenant presque quotidienne,

je me retrouve sur le bord du fleuve lorsque tout à coup j’aperçois cette dame, une octogénaire, une jolie grand-maman que je rencontre depuis maintenant quelques mois chaque fois que je marche. Je la regarde, elle marche avec son déambulateur, je l’observe, elle sourit à tous les passants.

En passant près de moi, elle me fait à moi aussi ce beau sourire, je ne sais pas pourquoi, mais j’ai senti un grand frisson. Le soleil brillait sur le fleuve, moi j’écoutais ma musique et devant moi, cette femme, qui de toute évidence vit seule, se retrouvait devant moi avec son beau sourire rempli de bonté.

J’ai continué ma route en pensant à elle, à cette femme que je ne connais pas, mais qui me salue chaque fois que je la croise. J’ai porté attention aux passants et tout un chacun se souriaient. Je trouvais souvent cliché lorsque j’entendais qu’un sourire pouvait parfois faire la différence dans la journée de quelqu’un.

Bien moi, ce matin, cette dame m’a fait du bien.

Je ruminais comme on dit en marchant, je m’inquiétais pour toutes sortes de choses plus ou moins importantes.

Et toujours en pensant à cette dame, je me suis dit, cette dame semble heureuse, je ne sais pas ce qu’elle vit, mais elle a la volonté de prendre son déambulateur en plein hiver et faire sa marche, et en plus elle nous gratifie de son beau sourire. Chapeau madame!!

Ça remet la pendule à l’heure comme on dit. Moi, j’ai la « jeune » soixantaine, j’ai beaucoup de chance, je suis bien entourée, j’ai beaucoup d’amour autour de moi. Alors j’ai plutôt envie de lancer une bouteille à la mer; que l’année 2021 nous fasse voir que le bonheur ne repose pas sur ce qu’on a, sur ce qu’on fait, mais sur ce qu’on est.

On peut être riche, avoir un poste prestigieux, avoir beaucoup d’amis, et être très pauvre à l’intérieur.

Lorsqu’on se retrouvera à un âge honorable toutes ces choses que nous croyons être si importantes ne feront pas de nous la belle dame au grand sourire que j’ai rencontrée.

Et si la gratification, on la retrouvait dans le sourire de l’autre, dans l’appel inattendu d’une amie qui veut juste prendre de nos nouvelles?

J’avoue que c’est un désir qui m’habite; il ne faut pas avoir d’attentes dans la vie, mais, parfois, on a l’espoir, espoir que les choses changent, mais bon, c’est comme ça.

Je suis pourtant surprise.

Les gens disent que le temps est long, que c’est ennuyant, qu’on n’a rien à faire. Effectivement, mais peu de gens appellent, pourquoi? Le téléphone est devenu désuet? Il vaut mieux se lamenter sur Facebook? Le téléphone donne-t-il trop de proximité? Pourtant, dans la voix des gens, on entend beaucoup de choses. Et puis au fond, est-ce qu’on veut vraiment savoir comment va notre amie, notre tante, notre cousine?

Pire encore…

Je reçois parfois des textos immensément longs pour m’expliquer que la personne est débordée, que ceci et cela… Ça, j’avoue que ça me contrarie pas mal. Il aurait été moins long de prendre le téléphone et dire en moins de cinq minutes, oui cinq minutes : « Désolée il y a pas mal d’action en raison de ceci et cela… je te rappelle bientôt. » Dans ce cas, pas de soucis, c’est gentil d’avoir pris le temps d’appeler. C’est quoi l’affaire? Bon, suis-je « ancienne », vieux jeu, je ne sais pas trop, mais ne venez pas me dire que vous n’avez pas le temps.

Juste au cas où, il semble n’y avoir aucun cas de COVID recensé transmis par le téléphone, non, mais c’est vrai qu’il y a de quoi avoir peur…

Enfin, je prends cela avec le sourire et j’appelle ma voisine.

Pour d’autres tranches de vie qui font du bien :

3 commentaires
  1. Vive le bon vieux téléphone ! Quel plaisir d’entendre la voix de quelqu’un qu’on aime ! Encore plus, vive le FaceTime et autres applications à la fine pointe où on peut au moins se voir, échanger et réagir – sans masque . Le confinement et la peur de la contagion ont limité à l’extrême le contact humain. Oui, Christine, le sourire dans la rue fait du bien. Je t’en envoie un en ce moment cousine. 🥰

  2. Votre article me fait du bien car moi je suis une inconditionnelle du téléphone. Prendre le temps de s’informer, d’écouter sans se voir, peu importe qu’on soit en pyjama ou que nos cheveux ne soient pas coiffés!
    Je suis souvent celle qui initie la conversation, qui va aux nouvelles comme le disait ma mère et en raccrochant je suis contente d’avoir pris ce temps.
    Et oui le sourire rassure et joue sur mon moral. Je marche tous les jours et depuis le confinement, je vois de plus en plus de sourire et ça fait du bien.

  3. Je communique avec une de mes tantes avec le facetime, j’adore. Je vois si elle va bien. On échange ddes nouvelles. Ça nous fait plaisir à toutes les deux. J’appelle mes amies aussi. Je ne peux plus appeler ma mère parce qu’elle est alzheimer ça fait plusieurs années. Je lui parle et je la voie sur zoom.

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