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Accueillir les épreuves : 5 étapes pour y arriver

Un long fleuve tranquille, une longue et linéaire route de campagne ou un ciel bleu sans nuages sont tous des concepts magnifiques et sereins qui sont rarement utilisés pour représenter le cours d’une vie. En effet, la vie humaine telle qu’on la connaît, encore plus particulièrement au 21e siècle, a une forte tendance à ressembler plutôt à une randonnée en montagne abrupte, un tour effréné de montagnes russes ou une spirale parfois étourdissante qui nous fait tanguer, virevolter et basculer de tous bords tous côtés. C’est en prenant le temps de poser un regard derrière qu’on peut admirer tout le chemin parcouru, aussi cahoteux ou doux qu’il a été.

Accueillir les épreuves : 5 étapes pour y arriver

Me croirez-vous si je vous disais que ce chemin-là, celui qui a laissé une trace inévitable dans nos propres âmes et dans bien d’autres, en est un magnifique? Aussi difficile a-t-il été, est-il ou sera-t-il, ce chemin est le nôtre et il nous mène d’épreuve en épreuve, de pic en pic, de tunnel sombre en tunnel sombre, au plus profond de nous-mêmes dans le but qu’émane peu à peu la version la plus radieuse de nous-même.

Je crois sincèrement que chaque caillou (roche ou montagne) que la vie nous envoie est là pour une raison; celle de nous ouvrir les yeux et de nous faire découvrir une partie de nous avec laquelle nous n’avions pas encore connecté. À mes 29 ans, j’ai eu la surprise douce, mais surtout très amère, de recevoir l’un de ces rochers qui entravent la tranquille route de la vie : un diagnostic d’une maladie neurodégénérative incurable. Ce n’est pas une mince affaire que de sentir son corps tranquillement rabattre les volets de son usine à vitalité et de l’observer déraper de manière incontrôlable, il me semblait, pour ne laisser qu’une version vide, incapable et affaiblie de moi-même.

Avec la tonne de briques que j’ai reçue en plein visage ce jour-là, je me suis donné deux options : celle de les laisser m’ensevelir et de m’abandonner à mon malheur, ou celle de soulever une à une ces lourdes briques pour en faire un escalier. J’ai choisi l’escalier, un qui m’aiderait à me rapprocher de la lumière.

Transformer une épreuve en escalier ne se fait pas nécessairement en claquant des doigts ni en s’entraînant longuement les biceps. Toutefois, je pense que chaque défi, chaque difficulté, petite ou grande, ont le potentiel de nous élever, si l’on choisit consciemment de marcher vers la lumière. Que ce soit une erreur, une mise à pied, une déprime, une relation houleuse, la maladie ou même la mort, je pense sincèrement que nous avons le pouvoir d’en faire un escalier.

Voici mes 5 étapes pour que des sombres épreuves émane la lumière :

1- Observer

Quand une épreuve se matérialise devant nous, la première chose à faire, à mon sens, est de prendre le temps d’observer. Observer nous oblige à ralentir, à nous déposer et, peut-être, à garder notre calme, même un tout petit peu. Nous pouvons observer ce que nos sens perçoivent, ce qui monte en nous, ou l’information qui nous est présentée. Essayer d’observer simplement, sans juger, nous donne un moment pour souffler et raisonner les données immédiates.

2- Nommer

Ensuite, peut-être pouvons-nous nommer ce qui parvient à nos sens. De quelle nature est cette épreuve qui nous est envoyée? Quelles sont les sensations dans notre corps, dans notre esprit, dans notre âme? Quelles émotions montent en nous à travers le nuage qui assombrit le ciel bleu de notre vie?

3- Se laisser vivre et se reposer

Quand les émotions nous envahissent, parfois, nous n’avons d’autres choix que de nous laisser les vivre. Peu importe l’épreuve, donnons-nous la permission de vivre le tsunami d’émotions et de pensées qui nous inonde. Donnons-nous l’espace pour pleurer, crier, être en colère ou déçue, car tout ce qui fait surface est valide et légitime. Nous avons le droit de nous reposer et de nous laisser voguer avec tout ce qui se présente dans le moment; c’est là l’une des façons de traiter avec douceur l’information, aussi dure soit-elle.

4- Donner un sens

Une fois la tempête un peu apaisée, peut-être pouvons-nous trouver un sens à tout ça. Ici, c’est à nous de découvrir ou de formuler ce sens. Il se cache dans les apprentissages, les opportunités ou les prises de conscience que nous découvrirons, si nous nous en donnons la chance. Garder les yeux et le cœur bien ouverts peut nous faire voir ces petits rayons de lumière qui doucement viendront illuminer ces temps plus ou moins obscurs que nous vivons.

5- S’activer

Enfin, quand l’énergie revient et que nous nous sommes laissé assez d’espace pour guérir un peu, il est temps de prendre action. Laissons nos actions être de petits pas lents, mais sûrs, vers le haut de notre escalier. Que les actions soient petites ou énormes n’a pas d’importance, tant que nous mettons un pied devant l’autre, dans le but unique de nous faire du bien, et de nous élever vers plus de lumière.

Ces 5 étapes tantôt rapides, tantôt longues, sont simplement un guide afin de cultiver notre résilience et de nous rappeler que malgré les détours, les spirales et les enjambées en arrière, nous avons le pouvoir de nous relever et d’illuminer aussi loin et aussi fort que nous le voulons, si nous nous en donnons la chance.

Pour moi, la maladie, aussi difficile à comprendre soit-elle, est devenue un cadeau, pas toujours beau, mais bien là et lumineux avec lequel j’ai choisi de vibrer et de danser au lieu de nier et d’être en colère. C’est un cadeau duquel j’ai choisi apprendre plutôt que de sombrer. Aujourd’hui, je suis toujours en grande construction de cet escalier, mais je l’utilise pour me rapprocher de la lumière, ma lumière à tous les jours, un petit pas à la fois.

À quoi ressemble cette vie-ci pour vous? Comment bâtissez-vous votre propre escalier avec les briques qui vous sont présentées?

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