Les éléments à éviter pour réussir votre première randonnée de longue durée (2e partie)

Cela fait longtemps que je me qualifie de « bonne marcheuse ». En voyage, je marche beaucoup dans les villages et les villes, je n’hésite pas à faire l’ascension d’un volcan ou à monter l’immeuble le plus haut à la recherche d’un point de vue saisissant. Dans une grande ville, je préfère mettre un pied devant l’autre pendant de longues heures plutôt que de m’entasser dans un bus bondé où tout le monde transpire l’un sur l’autre.

Dans mon précédent billet, je vous faisais part de mes trucs et conseils. Cette fois, j’y vais de mes oublis et de mes erreurs pour vous éviter de les reproduire. Mieux vaut en rire, n’est-ce pas!

Petit rappel, je ne suis pas experte en la matière. Je vous partage en toute simplicité mes récents apprentissages de néophyte à la suite de mes premières expériences. Les guides de randonnées des deux agences mentionnées ci-haut sont des pros, ils ou elles ont toujours une solution s’il nous manque quelque chose. Mais tentez d’être autonomes le plus possible. Pensez petit. Pensez léger. Pensez vêtements qui sèchent vite et oubliez le gros format de shampoing, les brosses à cheveux imposantes et le lourd équipement de photos!

MES OUBLIS ET ERREURS

  • J’ai apporté mon imperméable « urbain » qui prend beaucoup trop de place. Les impers de plein air sont plus petits et plus pratiques.  
  • J’ai oublié les chaussures de soir au Groenland, pratiques lorsqu’on s’arrête. À prévoir! Les grosses pantoufles de camping sont idéales. J’en ai acheté récemment, mais je ne les ai pas encore essayées en randonnée de plusieurs jours.
  • J’ai apporté trop d’accessoires technologiques lors de mon trek en Italie! Il y a quand même l’électricité dans les gîtes et on peut recharger son téléphone partout. Pour le Groenland par contre, un petit chargeur solaire aurait été super. Le mien était trop gros et la lumière, pas assez forte pour le faire fonctionner (le ciel était souvent couvert).
  • J’ai apporté beaucoup trop de vêtements, en général dans ces 3 derniers voyages (ça prend du temps avant que je comprenne!). Quatre-cinq petites culottes et chandails suffisent, par exemple! On lave et on fait sécher rapido. Pas besoin de 4 petites robes de soir : une suffit.
  • En Italie, une mini-van déplaçait nos valises… j’utilise souvent un gros sac à dos alors que dans ce cas, la valise à roulettes aurait été idéale. Au Groenland par contre, les bagages sont déplacés en bateau à moteur : les « grosses poches » imperméables sont à privilégier.
  • Une erreur ou inutilité : télécharger plein de musique avant de partir en pensant écouter des chansons en trek au Groenland. Dans les treks, on doit se concentrer sur le sol où nous posons les pieds et en profiter pour écouter… la nature!
  • J’ai apporté des pantalons de marche beaucoup trop chauds au Maroc et j’ai oublié (encore) une casquette (elles me vont si mal! ha ha!).
  • J’ai oublié une crème-huile qui permette de se masser les jambes. Ma collègue en avait et je l’enviais.
  • Chapeau ou casquette… ? J’avais oublié la mienne, mais cela n’a pas été grave pour moi. Les autres randonneurs en avaient tous par contre… Je me suis contentée de mon bandeau pour les cheveux, mes lunettes soleil et beaucoup de crème solaire.
  • Porter des bas courts dans ma botte de marche, au premier jour : une gaffe qui aurait pu se terminer par de belles ampoules aux chevilles, si ce n’eut été des pansements magiques de ma guide!

Enfin, rappelons-nous que rien n’est parfait. Lorsqu’on est hors de notre zone de confort, il est possible qu’on oublie des choses, qu’on soit nerveux, qu’on ait peur de ne pas suivre, qu’on soit plus distraits et fatigués. Il ne faut pas oublier que l’entraide fait naturellement partie des valeurs de base des longs treks en groupe. Si moi, j’ai prêté mon fil à recharge à une randonneuse, une autre m’a fourni des Advil ou prêter un coupe-ongle. Après tout, chacun est équipé… de son plus grand cœur. Et c’est la meilleure des ressources.  

La solidarité et la camaraderie rassurent et permettent de mieux accepter que rien n’est parfait, surtout quand on porte notre maison sur notre dos, à 4500 km de la maison…

Hâte de lire vos expériences et vos précieux conseils!

Isabelle

Encore aucun commentaire

Laissez un commentaire

Votre courriel ne sera pas publié.