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Qui sommes-nous? Qui êtes-vous, chères Radieuses?

Sommes-nous notre statut parental, notre statut social?

Sommes-nous notre genre, notre âge, notre nationalité?

Sommes-nous nos états physiques, mentaux ou émotionnels?

Sommes-nous nos diagnostics ou nos maux?

Sommes-nous notre occupation ou notre métier?

Il y a quelques années, je me suis embarquée dans une aventure incroyable, le genre d’aventure qui change la vie. J’ai choisi de déménager en Californie avec mon conjoint. Il m’a un jour demandé si je serais prête à le suivre alors qu’il poursuivrait sa passion en travaillant dans le domaine de ses rêves, pour la compagnie la plus stimulante du milieu. Sans hésiter, j’ai dit oui! Je n’avais pas encore de carrière bien établie ni projet ou ancrage solide qui m’empêcherait de plonger tête première, un peu naïvement, vers l’inconnu. Nous nous sommes donc rapidement mariés afin que je puisse obtenir un visa qui me permettrait de demeurer aux États-Unis aussi longtemps que j’en aurais envie.

Toutes les étapes du processus, de la décision finale en passant par le mariage et le vol final, se sont enchaînées plutôt rapidement. À l’intérieur d’une année, j’étais de l’autre côté du continent, dans une terre d’accueil très fertile, effervescente et tapissée de paysages à couper le souffle.

Qui sommes-nous? Qui êtes-vous, chères Radieuses?

En arrivant, stimulée par l’ambiance un brin « workaholique » de la région, j’ai mis la main à la pâte et mis à jour curriculum vitae et références. J’ai entrepris des recherches étendues afin de cumuler les endroits potentiels d’embauche dans mon domaine. CV et lettres de présentation réfléchis et appliqués ont été envoyés, appels ont été pris et courriels répondus. Pendant quelques semaines, je vivais dans l’espoir de me tailler une place « acceptable » et de contribuer à ma nouvelle société. Je voulais participer, faire partie d’un réseau et mettre ma main à la pâte. Malheureusement, les réponses n’ont pas tardé à devenir répétitives : « nous ne pouvons faire des démarches afin que vous obteniez un visa de travail parce que vous ne faites pas partie d’un domaine d’emploi dans lequel nous avons besoin d’embaucher du personnel de l’extérieur du pays ».

En bref, mon visa me permettait d’être dans ce pays, mais pas de travailler. Obtenir un visa de travail était impossible dû à mon domaine d’étude. Ça ou un coup de poing en plein ventre… Je me suis retrouvée dans un endroit magnifique, privilégié et croulant d’opportunités, sans avoir légalement le droit d’y travailler.

À quoi vais-je servir?

Que fais-je ici?

Et c’est là, dans les années qui ont suivi, que je me suis aperçue du piédestal démesuré sur lequel nous déposons les titres, les métiers et les occupations. Comme si nos titres, nos métiers ou nos occupations définissaient du même coup notre succès, notre place de choix (ou non) en société, notre degré de savoir-faire, etc. Comme si nos titres, nos métiers ou nos occupations définissaient QUI NOUS SOMMES.

Nous n’avons qu’à penser à l’une des premières questions que nous nous sommes habitués à poser lorsque nous rencontrons quelqu’un pour la première fois : « Enchanté, qu’est-ce que tu fais dans la vie? ». Comme si c’était l’aspect primordial de nos êtres et de nos âmes.

Quand les gens me posaient la fameuse question, alors que je n’avais, non seulement aucun emploi, mais pas d’enfants pour « justifier » le tout non plus, mes réactions étaient automatiques : gêne, embarras et culpabilité. Un joyeux trio tristement conditionné par une société qui associe la performance et le succès au travail, et qui lie naturellement le tout au caractère et la qualité d’un individu. Sans emploi, sans enfant et complètement dépendante d’un autre humain : jamais je ne me suis sentie aussi petite.

Alors, que fait-on quand nous perdons ces repères que jadis nous avions? Quand les enfants déménagent ailleurs, quand la retraite arrive, quand nous sommes mis à pied ou quand nous nous réorientons? Qui sommes-nous alors?

Sommes-nous moins humains?

Sommes-nous un membre à temps (très) partiel de la société?

Sommes-nous une béquille pour d’autres?

NON.

Ce que nous sommes ne se trouve pas dans les étiquettes que nous nous apposons spontanément ni dans la couche extérieure de nos êtres qui est bien visible à l’œil nu.

Ce que nous sommes et qui nous sommes résident dans :

  • ce qui nous tient à cœur;
  • ce qui remplit notre être entier de gratitude;
  • les gestes que nous posons pour rendre nos vies et celle des autres plus douces;
  • ce qui nous passionne et nous enflamme;
  • ce qui nous fait sourire ou nous arrache une larme tant c’est beau;
  • les actions quotidiennes que nous accomplissons avec cœur.

Pendant ces cinq magnifiques années que j’ai passées en Californie, j’ai appris à surfer, j’ai pratiqué mon anglais et j’ai rencontré des gens merveilleux. Mais aussi, j’ai appris que la vie n’était pas une suite d’étiquettes préfaites, de titres ou de succès professionnels. J’ai appris qu’il était beau, riche et grandiose de se détacher des idées préconçues et de se réinventer. J’ai appris que j’étais tellement plus qu’une bachelière en commercialisation de la mode, qu’une sœur, qu’une épouse, qu’une amie.

Si je vous posais la question ici, maintenant, chères merveilleuses Radieuses : « Qui êtes-vous? ». Que me répondriez-vous?

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