Suis-je nostalgique? - Les Radieuses

Suis-je nostalgique?

Quoi de mieux que des photos pour nous faire bondir dans le temps.

Ces pans de vie que l’on regarde parfois avec un air émerveillé, parfois avec un air démoralisé. On se reconnaît avec la coupe de cheveux de l’époque. Tantôt on accroche un sourire, tantôt on est estomaqué. On joue les vedettes dans ce vêtement qu’on aimait tant, confortable et qui nous allait si bien… mais complètement démodé. On ne peut que s’exclamer!

La photothérapie!

Une amie a perdu son fils de manière tragique. Malgré la peine et la souffrance générées par cette perte, les images de son fils viennent assainir cette partie du cœur d’une mère qui peut-être ne se guérira pas. Toutefois, faire défiler ces images devient, certes, une façon de revoir ces portions de relation, ces portions d’affection, ces portions de rires, de bienveillance et d’attachement.

La pellicule sur laquelle s’imprime le visage de l’autre n’est pas que de la matière, mais bien une matière qui tricote ce baume au cœur. La lueur d’une guérison de la souffrance devient alors un peu plus douce.

La photo offre cette présence malgré l’absence.

Un bilan de vie

Regarder des photos, c’est s’arrêter, c’est réfléchir. C’est jouer une trame musicale digne d’un film d’Hollywood. On revoit sa vie, on rejoue les scénarios, les événements marquants. Telle la lentille de la caméra, nous entendons ce chuchotement à l’oreille qui dessine l’origine de nos décisions, les contrats acceptés, les opportunités refusées. Ce sont les mots de l’expérience.

Suis-je nostalgique?

En grandissant en âge, la sage en moi revisite des portions d’existence. Le calcul des années est aussi imposant que la pile de ces petits cartons imprimés. Telle une entrevue savamment ficelée les pourquoi, les comment, les quand, les où émergent.

Bien évidemment, nous n’avons pas besoin d’être rendues à un âge avancé pour faire ces rétrospectives. Toutefois, avec quelques rides au front, les yeux voient la vie bien différemment.

Revoir sa vie, c’est dans les bons moments comme dans les trames plus sombres.

Comme une musique à mes oreilles

Outre les clichés qui nous rappellent des moments, il y a le rythme, la chanson, la mélodie. Il est prouvé que la musique de notre jeune vingtaine sera celle qui trouvera refuge dans notre cerveau à jamais. Rien qu’à entendre les premières notes d’une chanson chère à cette époque de ma vie, mon cœur, mon âme, mon corps retrouvent une jeunesse éblouissante.

En fait, la musique coule dans nos veines et il n’y a rien de surprenant à ce que des émissions comme En direct de l’univers fasse exploser de bonheur les invités qui prennent place aux côtés de l’animatrice France Beaudoin.

Nos différents rôles

Le parcours de vie est jonché de rôles que nous épousons. Chacun de ses rôles est aussi immortalisé en images. Parfois, les scènes qui s’y jouent nous semblent tellement lointaines que je les ressens comme appartenant à une vie antérieure. Je revois cette photo de graduation qui m’a conduite à une carrière, à ma vie professionnelle. Ce cliché où je me vois en future maman et cet autre où je regarde avec fierté ma fille de 27 ans.

Les amitiés, les amours, les enfants, les petits-enfants, les neveux et nièces, les voyages, les moments marquants, les ancêtres, les photos générationnelles, toutes ces représentations semblent figées dans le temps, mais toujours présentes et riches de sens.

Il y a les images que nous porterons à jamais dans nos cœurs et celles que nous prendrons toujours un plaisir fou à regarder.

Suis-je nostalgique? À bien y penser, je réponds par l’affirmative!!

Et si je maniais ces images les unes à la suite des autres, c’est le long métrage de ma vie qui défilerait sur grand écran.

Bon visionnement!

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