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Tristes féminicides

Les récents bulletins de nouvelles démontrent que la violence faite aux femmes n’est pas une rareté.

Certaines femmes ont en elles une certaine candeur, une certaine naïveté dont les agresseurs savent profiter. Certains hommes remarquent ces fragilités et repèrent celles sur qui ils pourront exercer du contrôle et du pouvoir. Les femmes qui sont plus vigilantes et qui perçoivent, derrière le jeu faussement flatteur et romantique, un comportement autoritaire se doivent de le révéler. Ce n’est pas interdit que la naïveté se mute en prudence et que les femmes se protègent entre elles.

Les mères doivent enseigner à leurs filles qu’elles ne sont pas que douces et fragiles, qu’elles n’ont pas à céder devant les pressions verbales et qu’elles n’ont pas à accepter passivement la violence; elles doivent apprendre à nommer leurs sentiments et oser dire avec fermeté leur inconfort vis-à-vis les propos et les gestes. Les mères doivent elles-mêmes comprendre comment s’installe insidieusement le cycle de la violence afin d’apprendre à leurs filles à détecter les subtils signaux, à reconnaître les manifestations premières et ainsi prendre leur intégrité physique et psychologique en main. L’éducation des enfants est vitale et c’est sans doute un travail d’encore quelques années que de mettre la non-violence au cœur des rapports hommes/femmes.

Les pères doivent enseigner à leurs garçons plus de douceur envers leurs sœurs et leurs amies, car, comme eux, elles méritent de se sentir en sécurité dans une relation; ils doivent apprendre à leurs garçons à s’excuser de leurs paroles offensantes ou menaçantes et leur apprendre qu’ils ont le devoir de poser un geste devant ceux qui agressent les femmes. On n’enferme pas et on ne maltraite pas celle qu’on aime pour satisfaire son besoin plus ou moins conscient de conquérir, de posséder ou de soumettre.

Tous les hommes devraient se sentir concernés par la violence qu’on fait aux femmes puisque la racine du problème découle de l’attitude de domination et de contrôle de certains d’entre eux. C’est le silence qui nourrit et perpétue cette culture. Les hommes qui aiment leurs filles et leurs femmes devraient être solidaires de cette cause et militer à leurs côtés pour dénoncer la situation. Avoir des hommes comme alliés pour s’opposer aux agresseurs, c’est le soutien que souhaitent les femmes.

Quiconque redoute une violence probable ne doit pas détourner le regard; s’il en est témoin, il doit porter secours et offrir sa protection. Le statu quo met les femmes en danger.

Le contexte n’excuse rien!

Quand des femmes meurent, on ne peut minimiser la colère et la perte de contrôle; il y a faute criminelle. Un homme a bel et bien commis le geste de battre jusqu’à tuer. Derrière chaque féminicide, il y a eu une femme qui a perdu la vie et il y a un meurtrier!

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1 commentaire
  1. Merci pour votre texte, toutefois je frissonne un peu lorsque je lis: Les mères doivent enseigner à leurs filles … Les pères doivent enseigner à leurs garçons ….
    Ne pourrions-nous pas sortir de ce patern où maman parle à sa fille et papa à son garçon? D’abord pour qu’une jeune fille entende et comprenne comment pense son père qui est un homme et comment pense sa mère en tant que femme. Surtout qu’il y a de plus en plus de familles avec deux mères ou deux pères.

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