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Les mots pour dire

En cette période de vacances, nous nous réservons toujours des lectures estivales.  Que nous soyons à la plage, dans un parc, devant un plan d’eau ou au bord de la piscine, ces moments de lecture sont des rendez-vous où l’on se délecte de ces auteurs avec les mots qui nous séduisent à coup sûr. 

Mon amour des mots

J’adore les mots qui se raffinent et que je peaufine.  Les mots se marient les uns aux autres en formant des expressions.  Je suis une amoureuse des mots parce qu’on y joue du verbe, on y joue des syllabes, on rafistole les phrases qui s’édifient à mesure que nous les écrivons.

Ce qui m’étonne c’est que nous n’avons qu’à changer l’orthographe d’un mot pour qu’un nouveau terme voit le jour.  J’en suis émerveillée à chaque fois!  J’ai souvenir de travailler en comité sur un colloque à organiser. Nous étions à l’étape de trouver un slogan sur le thème des blessures psychologiques.  Un collègue tout bonnement nous lance ceci : « Penser ses blessures pour mieux panser ses blessures »!  

J’étais quasiment jalouse…  Je blague!  J’étais estomaquée est plus juste!  Tout était là, tout y était!

 

Jongler du vocabulaire

Le regretté Serge Bouchard était à mon sens un as du verbe, de la philosophie de vie, de la croissance personnelle.  Il avait cette aisance à s’émerveiller de tout et ce, en bas âge.  À 5 ans, il s’émerveillait déjà devant un trottoir, disait-il! Alors nous n’avons qu’à lire ses textes pour l’entendre de sa voix grave nous raconter la casquette, la corde à linge, le silence des pierres, le poteau de téléphone, l’allume-cigare de la vieille Chrysler noire… Une imagination débordante!

Dans le même ordre d’idée, le slameur David Goudreault (https://www.davidgoudreault.org)  est un as en la matière.  Récemment à l’émission La semaine des 4 Julie, Julie Snyder a présenté un défi à David.  Tous les invités devaient, sans se consulter, trouver un mot destiné à mettre au défi David de produire un slam en direct.

Crédit photo: Sacha Bourque

Wow!  Jouer des mots de cette façon m’impressionne au plus haut point. 

Voyez sa performance ici: https://www.facebook.com/watch/?v=242921253953368

J’ai répertorié quelques bijoux pour l’esprit que j’ai cueilli ici et là sur les réseaux sociaux. Cependant, ils ne sont pas de moi.

  • Il y a les boîtes à lettres et les boîtes à l’Être
  • Vivons dans j’heureusement!
  • Les gens te trouvent étrange? Tant mieux c’est qu’ils reconnaissent l’Être Ange qui vit en toi!
  • Ça a l’air que lorsqu’un mécanicien meurt il va dans un différent ciel.

 

Les mots transportent une forme d’énergie

Pensons à Ginette Reno qui chante l’Essentiel et laisse échapper «  L’essentiel c’est quand votre prénom à l’air d’un mot gentil! »  Chaque mot véhicule sa trame sonore, sa musicalité qui lui est propre.  Les mots nous touchent différemment au gré de nos expériences et de notre vécu.  À ce chapitre, un même mot peut à la fois être rempli de bienveillance ou avoir un goût amer.  Tout réside dans la complexité de nos communications.  

Il y a les mots pour dire, pour se dire, pour décrire, pour nuire, pour sourire, pour rire.  Les mots pour nuire, pour détruire, pour haïr, pour vomir.  Il y les mots remplis de bienveillance, de reconnaissance, d’alliance et de confiance.

Osons la bienveillance des mots

Les correspondances écrites à la main sont maintenant révolues.  Révolues aussi sont ces cartes qui soulignaient dignement toutes sortes d’événements.  Les surprises se font maintenant rares dans notre boîte aux lettres. On y retrouve davantage des factures ou des publicités très peu séduisantes qui n’offrent que bien peu de réconfort à notre cœur.  

Je pense à regret à ces lettres que l’on prenait le temps d’écrire soigneusement sur du joli papier savamment choisi pour notre amour, notre amie, notre sœur, notre frère, nos parents.

Pas surprenant qu’à notre époque telle une chasse aux trésors, nous suivons rigoureusement et avec hâte, nos paquets provenant des Amazon de ce monde.  Il n’y a plus beaucoup de surprises si ce n’est que le cadeau que l’on s’est fait à soi-même et dont on connaît la description par cœur.

 

Et il y a les mots durs si faciles à écrire…

Les gens parfois ont bien peu d’indulgence et de patience sur les réseaux sociaux.  Notre société a le « enter » ou le « envoyer » bien rapide en réagissant sous le coup de l’émotion.  

Les valeurs s’entremêlent et crient haut et fort leurs désaccords.  Nous sommes à l’ère de l’immédiateté et de l’instantanéité.  Le « tout de suite » est répandu et laisse malheureusement des traces médiatiques indélébiles.  Les mots durs qui circulent sur les médias sociaux me sidèrent parfois, me choquent, me surprennent par tant de méchanceté, de hargne et d’indignation. 

La race humaine peut être capable du meilleur et du pire.  La colère refoulée qui restait jadis secrète où les témoins se faisaient plus rares est aujourd’hui ouverte sous le principe « j’ai le droit à mon opinion ».

Peut-être pourrions-nous choisir l’amour au lieu de la haine, le silence plutôt que le bruit, la quiétude plutôt que le chaos, la sérénité plutôt que l’entêtement, la souplesse plutôt que l’acharnement?

Pour la rentrée cette année, permettez-vous de faire parvenir par la poste un joli mot à une personne qui a été ou qui est inspirante pour vous.  Ça fait du bien au cœur et à l’âme je vous assure! Il ne reste qu’à imaginer les yeux enjoués de la personne qui le recevra.  

Bonne rentrée à vous toutes!

Bises

Johanne 

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