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Tout n’est pas perdu… J’espère

Après avoir profité du spectacle coloré de l’automne, nous voici face à un mois où la nature se dépouillera de sa beauté pour faire place à ce qui ressemble à un vide, une perte. Les arbres vont perdre leurs feuilles; le soleil va perdre de sa chaleur; on va perdre de la lumière et ce faisant, on perdra un peu notre énergie retrouvée durant les beaux mois de l’été.

Comment ne pas perdre le moral? Est-ce possible?

On peut s’accrocher au fait qu’une belle couche de neige va bientôt recouvrir le sol et que les lumières de Noël illumineront notre environnement pour nous redonner force et espoir.

Mais j’ai l’impression qu’au-delà de l’automne qui s’abat sur nous, nous avons perdu plus encore. Oui, je constate que la pandémie qui s’estompe sans disparaître nous aura fait perdre beaucoup. Les enfants ont perdu beaucoup d’innocence, celle qui ne passe qu’une fois dans la vie, le temps où rien n’a plus d’importance que de jouer, rire, manger, courir et aller à l’école en toute liberté, tenir la main de nos petits amis.

Nous, les adultes, avons perdu du temps; celui qui devient si précieux en vieillissant, du temps pour voir nos petits-enfants, nos enfants, notre famille, nos amis. On a aussi perdu le plaisir de se coller, de se serrer dans nos bras, même de se serrer la main amicalement, et encore plus, de se faire la bise. On avance, on recule, on se sourit, on ne sait plus trop.

A-t-on perdu le goût de se parler?

J’ai l’impression que oui. On dirait que les gens ont moins envie de parler; c’est du moins ce que j’ai constaté, récemment, sur le plan professionnel. C’est devenu la norme de s’écrire des courriels, des textos, des tonnes de courriels chaque jour. Quatre destinataires, minimum quatre réponses, ensuite, des réponses à nos réponses, et ce, à raison de plusieurs courriels par jour. On s’y perd, c’est certain. Mais ce que l’on perd le plus, c’est le plaisir de se parler, de s’expliquer, de s’informer, ce qui est tout de même primordial dans tout projet.

Pire encore, j’ai perçu une perte de respect; des courriels aux titres alarmants, des phrases dures qui sentent l’abus de pouvoir. C’est fou comme ça donne du courage d’envoyer des messages électroniques plutôt que de se parler. Bien sûr, il y a parfois des rencontres Zoom où le savoir-vivre le plus élémentaire est évacué; des intervenants qui te mangent dans la face, d’autres qui ont l’air de s’emmerder royalement et qui font carrément autre chose à micro fermé. Moi ça me donne envie de hurler.

Mais ce qui me trouble le plus, c’est le fait que ces échanges ont eu lieu entre femmes, entre femmes fortes, ambitieuses, intelligentes, mais animées, je devrais dire habitées par le pouvoir, un pouvoir qui n’est pas sain. Je sais, c’est énorme d’écrire ça, mais c’est pour moi un constat que je ne peux pas occulter. On dirait que certaines femmes n’arrivent pas à exercer le pouvoir sans tomber dans l’abus.

Enfin, moi, j’ai perdu mes dernières illusions. Je pensais que la pandémie inciterait les gens à réaliser l’importance de se voir, de se respecter et surtout, de se parler.

À toutes ces femmes qui ont parcouru tant de chemin; ne perdez pas votre intuition féminine, votre empathie, ce n’est pas nécessaire pour être reconnues.

Bien au contraire.

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2 commentaires
  1. Félicitations à vous Christine ! Quel talent de pouvoir ainsi écrire ce que je ressens moi aussi depuis plusieurs mois . Tellement! Rassurant de penser que je ne suis pas la seule .

  2. Tu as totalement raison et tu as eu le courage de le dire ou l’écrire,
    J’espère que ses personnes se reconnaîtront et prendront le temps de faire un regard intérieur de soi.

    Bonne journée mon amie ❤

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