Quand il y a ces hasards qui deviennent surprenants, quand il y a ces questions qui trouvent ces réponses tant souhaitées, quand il y a ces indices qui jalonnent notre chemin, quand derrière le silence se trame un éclaircissement, quand la vie nous murmure la patience, sommes-nous vraiment laissés à nous-même dans cette vie?

Je ne sais pas pour vous, mais il suffit de se retrouver face à un mur où les solutions sembles confuses, diffuses ou carrément discontinuées, que la ressource qui nous vient en tête est la spiritualité. Ce moment où la vie intérieure nous appelle.
À chaque cul de sac de ma vie, je me suis retournée vers plus grand que moi, plus grand que mon cerveau ne pouvait réfléchir.
La boussole perdue
Pendant ces périodes où je semblais complètement égarée et perdue, je voulais comprendre, d’où l’abondance de questions qui me submergeaient. Exit le lâcher prise tant souhaité, je m’investis à comprendre! Tant de « Pourquoi suis-je prise dans cet engrenage ? » , tant de « Comment se fait-il que je rejoue une scène comme dans un film? », et tant de « Qui a tort, qui a raison? »
Mes premiers pas en spiritualité

La prière fut dès mon plus jeune âge un repère secret. C’est ce que je connaissais à l’époque. Mes parents fréquentaient l’église, mais ce n’était pas un sujet de conversation à la maison. J’ai 11 ans et mon bulletin scolaire durant l’année n’affiche pas le succès espéré. Sans recommandation, sans conseil parental, je décide de mon propre gré, à chaque soir de demander. En guise de méditation je récitais des prières en demandant très fort de réussir à traverser de l’autre côté du primaire, soit au secondaire. Chose demandée, chose réalisée. Alléluia! Première expérience conclue avec succès!
Des livres pour panser nos blessures
Quand tout est moche, poche, croche… Quand tout semble aller de travers, se réfugier dans la lecture fait aussi le plus grand bien. Dans ces moments, je lis des ouvrages qui ne m’offrent pas tant de solutions, mais plutôt une paix intérieure, une quiétude, une sorte de philosophie de vie imprégnée d’amour et de réconciliation.

Je n’ai jamais espéré une vie parfaite, mais une vie satisfaisante où mon souhait était de vivre heureuse, de me réaliser dans toutes les sphères de ma vie, d’étudier, de m’ouvrir au monde des connaissances.
J’ai découvert cette psychiatre américaine, Elizabeth Kübler Ross, qui a travaillé auprès de personnes qui s’apprêtent à faire ce grand saut de fin de vie. En recueillant leurs témoignages, elle nous fait rencontrer ces personnes pour qui la vie est si précieuse. C’est incroyable leur façon de regarder l’existence avec tant de détachement, de sagesse, de compréhension et de leçons.
Nous vivons notre existence avec beaucoup d’aprioris, de perceptions qui engendrent soucis de tout ordre, détresse, conflits que le temps bien souvent estompe. Sorti du nuage noir, une parcelle de soleil se montre le bout du nez nous offrant ainsi une autre perspective plus réaliste et plus sensée. On arrive même à reconnaître notre part de responsabilité dans certains cas.
Pour d’autres situations, il sera impossible de saisir toutes les ramifications sous-jacentes à nos tourments et nos difficultés. C’est bien ainsi également. On ne peut pas tout comprendre.
Les synchronicités

Et puis il y a ces suites de circonstances, d’événements qu’on explique difficilement, mais combien réels. C’est toujours fascinant de vivre ces états comme des appels à quelque chose qui nous échappe.
Ne perdons jamais de vue que la vie est intelligente, validée de diverses manières, notamment par les synchronicités. Un peu comme si elle nous faisait un clin d’œil complice en guise de preuve. Et qu’il existe cette dimension où la logique s’extirpe pour faire place à une connexion où tout est aligné, où tout fait sens. C’est joliment fascinant!
Dernièrement, mon conjoint et moi nous nous rendions à un spectacle de Vivianne Audet, pianiste et animatrice de l’émission « Piano public ». En se rendant à la salle de spectacle, dans la voiture la chanson « Ça fait rire les oiseaux » de la Compagnie Créole se fait entendre. Tu sais, ce genre de chanson qui nous met le sourire aux lèvres et au coeur. Nous entonnons joyeusement cette chanson si festive. Plus tard, dans son spectacle parsemé de récits de vie à la fois touchants et rigolos, Vivianne nous parle de la première pièce de musique qu’elle a joué étant enfant. Non, ce n’est pas du Mozart! C’est la pièce « Ça fait rire les oiseaux » que nous avons eu le bonheur de l’entendre l’interpréter. Quand cet état de surprise jaillit dans ta tête, c’est une synchronicité, sans aucun doute.
Les synchronicités ne sont pas nécessairement quelque chose de « magique ». C’est plutôt cette sensation étonnante de voir se croiser des événements à l’instant où l’interprétation qu’on en fait revêt un sens particulier. C’est un langage qui nous est familier, que nous comprenons et qui nous est adressé.
Et si nous étions guidés!

Je crois sincèrement que certaines personnes arrivent dans notre vie pour une raison. Elles viennent parfois nous donner un boost d’énergie, nous inspirer, nous bousculer, nous rassurer ou tout simplement nous rappeler ce que notre mémoire a oublié.
Les états intérieurs que nous vivons, consciemment ou non, invitent les personnes ou les situations qui disposent des mêmes énergies à s’inviter chez nous. Je pense que la vie fonctionne un peu comme des aimants. Soyons conscient de nos états émotifs pour vibrer à une autre fréquence quand c’est nécessaire. Pour attirer à soi des projets plus nourrissants, une carrière, l’abondance, un partenaire de vie, il nous faut intégrer en soi les énergies qui nous propulsent.
Après une multitude de livres sur le bonheur que j’ai lu, je comprends que le bonheur n’est pas très exigent. Il se construit en soi. Je suis heureuse et excitée de me lever chaque matin. Je fréquente cette sortie de ma zone de limite à chaque fois que ça se présente parce que je sais que tout projet en amène un autre, qu’une synchronicité en amène une autre, et qu’un désir en amène un autre.
Ainsi la vie se tisse. J’accueille les synchronicités, je demande lorsque c’est requis, je reste à l’affût des bonheurs que la vie peut apporter.
Johanne





